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Professions

Archéologue

20-05-2014

Que ce soit pour construire une route ou un édifice, ou simplement par curiosité, lorsqu’on creuse le sol, on tombe parfois sur des objets enterrés depuis longtemps.

Plusieurs générations d’humains sont passées avant nous et ont laissé des traces matérielles de leur culture. Qu’il s’agisse d’une pointe de flèche amérindienne de 4000 ans ou des tessons d’une bouteille française de 400 ans, tous ces vieux objets ont une histoire.

Et c’est le travail des archéologues de la leur faire raconter.

En fouillant le sol et en étudiant les objets laissés par nos prédécesseurs, les archéologues arrivent à décrire le mode de vie de ces gens disparus. Par leurs méthodes de détectives, ils sont des historiens d’un passé non écrit.

Journée type

Une journée dans la vie de Claude

Sa formation et son expérience amènent souvent Claude Chapdelaine à se retrouver en tête de grands chantiers de fouilles qui durent plusieurs années.

Ces dernières années, il a consacré ses efforts sur deux sites villageois des Iroquoiens du Saint-Laurent datant de la fin du XVe siècle et de la première moitié du XVIe siècle. Auparavant, un site près du lac Mégantic, en Estrie qui a été occupé par des Amérindiens d’une très vieille culture, le Paléoindien ancien, avait retenu son attention pendant près de 10 ans. Il y dirige plusieurs archéologues et étudiants.

Les fouilles se font durant la saison chaude, entre juin et septembre. Afin de maximiser le temps sur le terrain, il est debout à 6 h 30 pour commencer les fouilles vers 8 h.

Il faut constamment prendre des décisions : dans quelle direction fouiller ? Jusqu’à quelle profondeur ? Faut-il abandonner ce secteur qui ne semble plus aussi prometteur ? Comment redéfinir les limites de fouille ?

Il faut prendre des ententes avec le propriétaire du terrain : aujourd’hui, les fouilles autour d’un arbre risquent de le faire tomber sur les étudiants et le propriétaire accepte qu’il soit coupé.

Le travail peut-être très répétitif : on creuse rarement à la pelle, l’outil de prédilection est la truelle, puis à l’occasion avec un petit tournevis ou un pinceau… Tout ça pour enlever seulement 5 cm de terre sur une surface d’un mètre carré.

La terre enlevée doit ensuite être tamisée, parfois pendant des heures… Mais l’effort en vaut la peine, car on a découvert avec cette méthode des grains de maïs carbonisés sur les sites des agriculteurs iroquoiens, comme de petits éclats appartenant à une pointe de lance à cannelure, une preuve irréfutable que les occupants étaient bien de la culture paléoindienne ancienne.

On quitte le terrain en soirée vers 17 h 30, mais la journée n’est pas finie ! Il faut mettre au propre les notes et les dessins de la journée, nettoyer les découvertes et les cataloguer.

On se couche vers 22 h en croisant les doigts pour le lendemain.

Études

Sur les bancs d’école…
Claude Chapdelaine a ensuite fait des études de doctorat qui lui ont permis de devenir professeur et chercheur à l’université.

Au Cégep :
DEC (2 ans) dans divers domaines, mais principalement les sciences humaines et sociales sans éliminer les autres profils scientifiques.

Les étudiants en sciences de la terre seront avantagés lorsqu’ils seront confrontés aux techniques de l’archéologie moderne.

À l’Université :
Baccalauréat spécialisé en anthropologie (3 ans)

L’archéologie est une branche de l’anthropologie, qui est l’étude des cultures humaines.

Maîtrise en archéologie (2 ans)

Et après ?
Les archéologues trouvent du travail dans les musées, les firmes de fouilles privées ou gouvernementales et les universités, comme chercheurs et professeurs.

Certains sont même archéologues autonomes et font des contrats de fouille et d’inventaire à leur compte.

Les firmes privées se consacrent sur toutes les interventions à moyenne et grande échelle ainsi qu’aux fouilles dites « de sauvetage », qui sont menées pour récupérer les artéfacts découverts par accident lors de travaux de construction.

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