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03 juin 2026
Temps de lecture : 4 minutes

Bientôt du sang de labo à 100 % ?

Laboratoire - Sang - Éprouvettes

Chez Héma-Québec, chaque poche de sang provenant de dons subit de nombreux tests virologiques et plusieurs étapes de séparation et de purification. Le sang artificiel pourra-t-il un jour faciliter le processus? Photos : Héma-Québec

Produira-t-on un jour du sang en laboratoire, pour s’affranchir des dons humains ? Le lancement récent d’essais cliniques marque une étape importante dans ce parcours semé d’embûches.

Les personnes les plus héroïques sont souvent les plus discrètes. C’est ce qui vient à l’esprit lorsqu’on voit arriver, d’un pas hésitant, les donneurs et donneuses invités par Héma-Québec à l’occasion d’une soirée annuelle de reconnaissance.

En ce soir de novembre, le chic des tenues contraste avec les sourires timides et la gêne palpable de ces gens ordinaires, qui ne savent pas trop où se placer dans la salle de réception de l’hôtel Universel, dans l’est de Montréal. Catherine Viau, directrice stratégie marketing d’Héma-­Québec, accueille tout ce beau monde avec un large sourire. « Nous attendons entre 150 et 200 personnes, principalement des donneurs de sang, de plasma, de plaquettes. Ce sont des gens qui ont tous plus de 100 dons à leur actif. Nous avons même un donneur qui a effectué plus de 1000 dons ! » lance-t-elle.

Pas étonnant qu’il y ait beaucoup de têtes grises ce soir. Pour atteindre un tel nombre de dons, il faut faire preuve de constance et de régularité – les hommes peuvent donner du sang total jusqu’à 6 fois par an et les femmes jusqu’à 4 fois. Les dons de plasma et de plaquettes, eux, sont possibles plus fréquemment.

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