Photos: François Guay
Ils se révèlent à ceux et celles qui savent les chercher… et qui possèdent une bonne loupe !
Minuscules, mesurant de quelques millimètres à moins d’un centimètre, sous forme de « parapluie », de moisissure ou de filaments, les microchampignons passent facilement inaperçus. Mais pas aux yeux de François Guay. Il sait les repérer : en soulevant des bûches, en écartant les feuilles mortes, en scrutant les mousses, les crevasses des arbres et les cavités creusées par les insectes ou les pics. Armé de sa lampe de poche, il éclaire chaque surface sous tous les angles à la recherche d’un spécimen.
« Quand je repère un champignon intéressant, je sors tout de suite ma loupe pour l’examiner de plus près. Si ça semble prometteur, je récolte un petit morceau avec le substrat. Ensuite, je le garde bien humide et je rapporte le tout à la maison, raconte-t-il. Chaque semaine, je découvre des espèces qui n’avaient jamais été documentées au Québec. Certaines sont même nouvelles pour la science ! »
C’est sous le microscope que ses échantillons montrent toute leur splendeur : des formes étonnantes, une grande diversité de structures, parfois loin de l’image classique du champignon à pied et à chapeau, et des couleurs éclatantes (mauve, bleu, jaune fluo, orange…). Certaines silhouettes rappellent de jolies fleurs, d’autres, des algues miniatures.