Création visuelle : Danielle Sayer
Après des décennies de recherche, l’origine de l’autisme reste floue. Mais une certitude s’impose : il n’y a pas d’explication simple. L’autisme résulte plutôt d’une combinaison complexe de facteurs génétiques et environnementaux.
En septembre dernier, le secrétaire à la Santé des États-Unis, Robert F. Kennedy Jr, et le président Donald Trump ont affirmé qu’il existait un lien entre la prise de Tylenol pendant la grossesse et l’autisme. Leur déclaration a été démentie par des centaines de médias, par des associations médicales et par l’Organisation mondiale de la santé . Une méta-analyse publiée en octobre 2025, cosignée par l’épidémiologiste Robert Platt, de l’Université McGill, a enfoncé le clou : non, l’acétaminophène pris pendant la grossesse n’augmente pas le risque pour l’enfant à naître.
En fait, après des décennies de recherche, le constat est clair : il n’y a pas une cause simple, mais plutôt un faisceau de facteurs qui, dans certaines conditions, peuvent mener aux troubles du spectre autistique (TSA). La majorité de ces facteurs sont génétiques. De fait, des centaines de variations génétiques, soit de petits changements de « lettres » dans le code ADN, ont été associées à une prédisposition à l’autisme. Parallèlement, de nombreuses études