Dépôt à neige de LaSalle, l’un des plus grands sites de dépôt à neige de Montréal. Photo : Alamy/Sean O’Neill
Les sources de méthane sont souvent mal connues en milieu urbain. Une étude a détecté 3045 points chauds dispersés dans la métropole, y compris une source hivernale jusque-là inconnue.
Chaque année, la Ville de Montréal publie un inventaire de ses activités émettrices de gaz à effet de serre (GES) pour mieux connaître les principales sources de pollution. Bien qu’il constitue un point de départ utile, ce recensement repose en grande partie sur des estimations. C’est donc pour mieux documenter les sources de méthane locales que des scientifiques de l’Université McGill, avec l’appui d’Environnement et Changement climatique Canada, ont cartographié les principaux points chauds de la ville dans une étude publiée dans Environmental Research Communications . Si l’on savait déjà que ce gaz remonte surtout des sites d’enfouissement, on apprend ici qu’il émane aussi… des dépôts à neige !
Pour arriver à ces résultats, l’équipe a sillonné les rues de la métropole pendant quatre ans. En camionnette et à vélo équipé de capteurs, les scientifiques ont parcouru 3336 kilomètres à la recherche de méthane atmosphérique. « Lorsque nous mesurions des concentrations élevées, nous savions que nous étions entrés dans un panache, c’est-à-dire un flux de méthane émis par une source », explique Peter Douglas, professeur agrégé au Département des sciences de la Terre et des planètes de l’Université McGill et coauteur de l’étude.