Au Québec, les milieux humides ont longtemps été mal-aimés, drainés ou remblayés, malgré leur protection par la loi. Ils abritent pourtant une faune et une flore diversifiées, tout en nous rendant de précieux services : prévention des inondations, filtration de l’eau, stockage du carbone, etc.
Depuis 2018, un cadre réglementaire régit plus sévèrement leur destruction, allant jusqu’à exiger d’en restaurer et d’en créer de nouveaux, pour compenser les milieux perdus.
Il impose aussi une caractérisation des milieux humides susceptibles d’être touchés par les projets de développement, qui sont parfois l’objet d’âpres débats. Pensons à cette tourbière des Basses-Laurentides où Stablex veut enfouir des déchets toxiques, ou au terrain rasé par Northvolt avant qu’avorte son projet d’usine de batteries en Montérégie. Dans ce dernier cas, des inventaires réalisés par des biologistes de deux différentes firmes ont produit des résultats surprenamment différents par endroits.
Voici un aperçu de la bande dessinée :

