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Le méthane produit par des microorganismes atteint des niveaux jusqu’à mille fois plus élevés que les estimations antérieures, selon une nouvelle étude.
Un puits pétrogazier abandonné peut continuer à émettre du méthane même s’il n’est plus exploité , en particulier s’il est mal scellé. Dans une étude publiée dans Environmental Science and Technology , Mary Kang et Gianni Micucci, du Département en génie civil de l’Université McGill, ont observé que, dans la moitié des puits étudiés, une partie des émissions de méthane provenait de microorganismes. Selon leurs résultats, ceux-ci produiraient jusqu’à 1 000 fois plus de méthane qu’on ne le croyait auparavant.
Pour en arriver à ce constat, l’équipe a prélevé des échantillons de gaz relâché par 401 puits au pays (la majorité étant située dans l’Ouest canadien) et les a analysés en laboratoire. De ce nombre, les scientifiques ont déterminé l’origine du gaz pour 100 puits.
Le chercheur postdoctoral Gianni Micucci a pu distinguer le méthane provenant des puits de celui généré par les microbes du sol grâce à leur signature isotopique de carbone, mais aussi grâce aux autres gaz qui accompagnent le méthane. Le méthane thermogénique, qui est créé naturellement dans les couches géologiques profondes et libéré par l’industrie, est souvent mélangé à de l’éthane et du propane.