Feux de forêt dans les Territoires du Nord-Ouest, 2023. Photo : NASA Earth Observatory/Lauren Dauphin
Des feux zombies couvent sous la neige et persistent dans les sols, parfois pendant plusieurs années. Les scientifiques apprennent à mieux les connaître.
On associe généralement les feux de forêt à l’été. Pourtant, durant l’hiver, des feux « zombies » couvent sous la neige et peuvent rallumer des incendies au printemps.
Selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique , en 2025, de tels feux, dits de profondeur, se consument depuis deux ans dans le nord de la Colombie-Britannique et de l’Alberta, vestiges de la saison extrême de 2023.
Les incendies de forêt dont nous avons l’habitude se composent de feux de surface, qui incinèrent le combustible fin du sous-bois, et de feux de cime, qui brûlent les arbres du tronc à la cime. À l’automne, la pluie et la fraîcheur les éteignent. Mais un troisième type de feu, difficile à détecter et souvent associé aux incendies majeurs, subsiste, même en hiver : les feux de profondeur. Ne nécessitant que peu d’oxygène, ceux-ci se maintiennent sous la surface, dans la litière et à l’intérieur des sols riches en matière organique. En pleine froideur hivernale, ils apparaissent sous la forme d’un « fumeur », un trou dans le couvert de neige d’où s’échappe de la fumée.
Si les feux hivernants ne sont pas un phénomène nouveau, ils demeurent très peu étudiés. Les premiers articles scientifiques