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Environnement

Plus d’arbres pour réduire les îlots de chaleur

30-04-2019

Photo: Pixabay

Les arbres aident à atténuer les îlots de chaleur en ville, en particulier si la couverture végétale dépasse 40%.

Les îlots de chaleur sont ces zones qui affichent une température beaucoup plus élevée qu’aux alentours pendant l’été. L’asphalte, le béton et autres aménagements urbains contribuent à cette hausse de température en absorbant la chaleur du soleil pendant la journée.

On savait déjà que la végétation rafraîchissait la température en ville, surtout lors des périodes de canicule, mais on ne savait pas dans quelle proportion la canopée devait être présente. Une nouvelle étude publiée récemment dans Proceedings of the National Academy of Sciences démontre que l’effet rafraîchissant de la végétation n’est pas linéaire. Il faut un couvert végétal d’au moins 40% pour ressentir l’effet refroidissant dans un rayon de 60 à 90 m, et ainsi contrecarrer l’effet des îlots de chaleur les jours les plus chauds.

Pour observer et comparer les écarts de température, les chercheurs, dont l’une est affiliée à l’Université Concordia, ont parcouru à vélo la ville américaine de Madison, au Wisconsin. Celle-ci est représentative d’une ville moyenne avec une population de 255 000 habitants.

Pendant l’été 2016, les chercheurs se sont promenés sur dix parcours différents de 7 km chacun. Ils ont répété ce parcours à au moins trois reprises, toujours aux mêmes heures soit entre 16 h et 18 h. Les chercheurs ont aussi recueilli des données en soirée, c’est-à-dire entre 22h et 24h. À peu près tous les 5 m, la température était collectée par des senseurs montés sur leur vélo, ressemblant à une mini station météorologique.

En faisant correspondre leurs données avec la couverture végétale et l’environnement urbain, ils ont remarqué que l’écart de température pendant le jour était perceptible à petite échelle entre deux points séparés d’une centaine de mètres. D’une zone dense en arbres à celle ne possédant aucune canopée, la température pouvait varier de 4 à 5 °C. Le soir, cependant, la différence était très faible entre les deux.

Des secteurs plus à risques

Les périodes de chaleur extrême risquent de survenir plus fréquemment dans le futur, y compris au Québec. Cette chaleur suffocante ressentie en ville peut être amoindrie en augmentant le nombre d’arbres, mais encore faut-il les placer stratégiquement. Les chercheurs soulignent dans leur étude que les quartiers défavorisés doivent être pris en compte en priorité, car ce sont eux qui possèdent en général le moins d’espaces verts et qui souffrent le plus des vagues de chaleur.

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