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Environnement

Le taux de recyclage du verre s’améliore

29-03-2019

Photo: Pixabay

Ces dernières années, les Québécois ont été surpris d’apprendre que seulement 14% du verre mis au bac de recyclage avait été recyclé en 2015. La situation s’améliore peu à peu, avec un taux de 37% pour 2018, selon des données préliminaires compilées par Recyc-Québec.

En 2013, la fermeture du principal conditionneur de verre, Klareco, à Longueuil, a causé une onde de choc dans l’industrie du recyclage (en 2012, le taux de recyclage du verre était de 43%). Mais les choses bougent depuis.

Dans les bacs de recyclage résidentiels, c’est le statu quo. Les citoyens y déposent 8 contenants en verre sur 10, ce qui ressemble aux valeurs de 2015.

L’amélioration de la performance est plutôt du côté des centres de tri, qui réussissent à recycler une plus grande portion du verre reçu du secteur résidentiel. Cela représente une hausse notable de 160% par rapport à 2015, a souligné jeudi le directeur des opérations à Recyc-Québec Francis Vermette, au Forum sur l’environnement Americana.

Les données qu’il y a présentées n’incluent pas tous les centres (certains n’ont pas encore transmis les informations). Le bilan complet viendra dans les prochain mois. «Ça se peut donc que ça bouge», a-t-il prévenu.

L’amélioration du taux s’explique par des investissements dans les équipements des centres de tri pour faire un meilleur triage du verre, qui est contaminé. Des centres ont également acquis des appareils pour traiter le verre (par implosion ou micronisation). Il faut rappeler qu’en 2016, Éco Entreprises Québec (l’organisme responsable du financement de la collecte sélective dans la province) a lancé le projet Verre l’innovation, qui visait à soutenir les centres de tris et à stimuler la création de nouveaux «débouchés», c’est-à-dire de nouveaux moyens d’utiliser la matière. Des investissements de 12,2 millions de dollars ont été consacrés sur 2 ans.

Le développement de ces nouveaux débouchés est important. «Le prix pour le verre est actuellement négatif, ce qui veut dire que les centres de tri paient pour s’en débarrasse», a rappelé M. Vermette. Ce coût était de 23 $ la tonne en janvier 2019.

La conférence au cours de laquelle Recyc-Québec a révélé les données préliminaires de 2018 a mis en vedette différents projets pour valoriser le verre.Cette matière peut notamment être utilisée comme abrasif sur les routes glacées ou comme remblai, peut remplacer du sable dans le ciment et peut entrer dans la composition d’isolants. Des travaux en cours proposent d’intégrer la matière dans la construction des routes.

«Dans 3-4 ans, la situation va être encore meilleure», assure Grégory Pratte, représentant aux ventes techniques de Tricentris, un centre de tri qui fait aussi de la micronisation (poudre). Si chaque conditionneur peut prendre un pourcentage du verre, on va finir par arriver à 100%.»

Dans un rapport publié en février dernier, Éco Entreprise Québec affirmait que des investissement supplémentaires de l’ordre de 50 millions étaient nécessaires pour parvenir à un taux de recyclage de 100% en quelques année. L’organisme estime qu’un budget devrait également être alloué à la sensibilisation de la population.

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