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Santé

Effets des écrans: que dit la science?

28-03-2019

Illustrations: N.V.; Image: Shutterstock

Nous avons revu les différentes études pour vérifier ce que l’on sait et ce dont on se doute sur les effets des écrans sur le corps et le cerveau des enfants.

Sommeil

De nombreuses études révèlent une corrélation entre le temps d’exposition aux écrans et la réduction de la durée de sommeil chez les enfants et les adolescents. Les cycles du sommeil sont aussi perturbés. Enfin, la lumière bleue émise par les écrans altère la synthèse de la mélatonine, l’« hormone du sommeil », et retarde l’endormissement.

 

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Surpoids et obésité

Un temps important passé devant la télévision est associé à la consommation de plus de malbouffe et est corrélé, chez les enfants d’âge préscolaire, à une augmentation du risque ultérieur d’obésité. Des essais cliniques ont montré que le fait de réduire le temps d’écran était directement lié à une prise de poids moindre chez les enfants.

 

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Rétine et vision

La lumière bleue des écrans a des effets néfastes sur la rétine. En août 2018, une étude publiée dans Scientific Reports mettait au jour les mécanismes en cause, montrant que cette longueur d’onde entraîne diverses réactions chimiques qui, au final, libèrent des molécules toxiques dans les cellules photoréceptrices. L’utilisation des écrans (et la lecture de près en général) pourrait contribuer à la croissance fulgurante de la myopie, tout comme le fait de passer moins de temps à l’extérieur, résumait une étude parue dans Ophthalmology en août dernier.

 

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Langage

La surexposition aux écrans est associée à un retard de langage chez les bambins. Catherine Birken, pédiatre au Hospital for Sick Children de Toronto, l’a confirmé en 2017 en évaluant 900 enfants de 18 mois. Environ 20 % d’entre eux passaient en moyenne 28 minutes chaque jour à regarder des contenus sur la tablette. Et pour chaque demi-heure d’utilisation quotidienne supplémentaire, le risque de retard de langage augmentait de 49 %.

 

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Attention et concentration

L’épidémie de troubles de l’attention et d’hyperactivité 
a-t-elle un lien avec un temps d’écran déraisonnable ? La preuve est loin d’être faite, mais de nombreuses études établissent des corrélations. La télévision en toile de fond à un très jeune âge semble être associée à des troubles de l’attention. Aussi, en 2018, une étude publiée dans JAMA et menée auprès de 3 000 adolescents de 15 ou 16 ans a révélé que l’utilisation intensive des médias électroniques était liée à davantage de symptômes d’inattention et d’hyperactivité. Cause ou conséquence ?

 

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Développement cognitif 
et performances scolaires

Plusieurs études font un rapprochement entre l’exposition précoce à la télévision et de moins bonnes fonctions exécutives (comme la mémoire de travail et la capacité à s’organiser), un engagement moindre en classe et davantage de difficultés en mathématiques. À très court terme, certaines émissions au rythme trop rapide ou d’autres trop éloignées de la réalité nuisent à l’exécution de certaines tâches.

 

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Effets neurologiques

Les écrans peuvent-ils modifier les structures du cerveau ? La vaste étude américaine Adolescent Brain Cognitive Development, qui suit une cohorte de 10 000 enfants de 9 à 10 ans pendant 10 ans et les soumet à des IRM cérébrales, s’attaque au sujet. Des résultats préliminaires sont parus fin 2018 sur 4 500 enfants : ceux qui passent plus de sept heures par jour (aïe !) devant un écran présentent un amincissement prématuré du cortex, mais on n’en connaît pas les conséquences.

 

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Dépression et anxiété

Les jeunes qui passent trop de temps à jouer à des jeux vidéos, à naviguer sur leurs téléphones ou à regarder la télévision ont des niveaux d’anxiété et de dépression plus élevés que les autres, dès l’âge de deux ans. C’est ce que conclut une étude américaine publiée en octobre 2018 à partir des données sur 40 000 enfants de 2 à 17 ans. Début 2019, une étude britannique réaffirmait le lien entre la dépression chez les adolescents et l’utilisation abusive des réseaux sociaux. Là encore, la causalité n’est pas prouvée.

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