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28-06-2018

Un collectionneur d’art a contacté Québec Science dans le but de faire authentifier «scientifiquement» un tableau attribué à Jackson Pollock. Nous l’avons pris au mot et avons découvert un monde où la science peine à faire sa place.

L’art laisse parfois perplexe, surtout lorsqu’on n’y connaît pas grand-chose. Comment, d’un simple regard, différencier une œuvre prodigieuse d’une toile ordinaire, ou un trait de pinceau génial de celui d’un artiste raté ?

Ce jour-là, justement, personne ne sait quoi penser devant la toile posée sur la table, dans une petite salle de l’École de technologie supérieure (ÉTS), à Montréal.

Les taches de peinture bleu nuit, éparpillées dans un quadrillage de coulures et d’éclaboussures de la même teinte, prennent toutefois une tout autre dimension lorsqu’on déchiffre la grande signature, apposée en bas à droite : Jackson Pollock.

« Vous pouvez le toucher ! » nous lance avec fierté Gilles Bertrand, propriétaire du tableau, qui a organisé la réunion. Mais personne n’ose vraiment y poser ses doigts : si les taches bleues ont bel et bien été lâchées là par l’un des plus grands peintres américains de l’histoire, ce bout de toile est d’une grande valeur. Quinze millions de dollars, estime M. Bertrand.

C’est d’ailleurs pour le prouver que ce collectionneur d’art et ancien policier, dont toute la vie tourne depuis quelque temps autour de cette toile, a contacté Matthew Toews, professeur au Laboratoire d’imagerie, de vision et d’intelligence artificielle de l’ÉTS.

Celui-ci va concevoir un algorithme capable de comparer ce présumé tableau de Pollock à plusieurs œuvres avérées du peintre, histoire de mettre en évidence d’éventuelles similitudes difficiles à déceler à l’œil nu.

LISEZ LA SUITE DE CE REPORTAGE DANS LE NUMÉRO JUILLET-AOÛT. 

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