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Sciences

Cacher ce chocolat que pitou ne saurait voir

21-12-2017

Noël et Pâques sont les deux périodes de l’année pendant lesquelles les cas d’empoisonnement au chocolat chez des chiens sont les plus fréquents, conclut une étude britannique.

On s’imagine sans peine la scène. Excité par les festivités, le petit Jérémie omet de finir de manger son père Noël en chocolat et l’abandonne sur le coin d’une table. Peu après, Fido, votre canidé frisé, passe par là et achève le travail… au péril de sa propre vie.

C’est que le chocolat contient une substance, la théobromine, qui est toxique pour les chiens. En petite quantité, elle cause de la déshydratation, des vomissements et des crises d’épilepsie. À hautes doses, on parle carrément d’arrêts cardiaques et de morts, soulignent des chercheurs britanniques dans une étude publiée dans Veterinary Record.

Les scientifiques de l’université de Liverpool ont analysé les dossiers médicaux de 229 cliniques vétérinaires du Royaume-Uni entre novembre 2012 et mai 2017 à la recherche de cas d’ingestion de chocolat par des pitous. Leur but : identifier des tendances, telles que les moments de l’année où ces épisodes sont les plus fréquents, les races impliquées, les quantités ingérées, et ainsi de suite.

Noël et Pâques

Sur les 386 répertoriés, aucun n’a heureusement été fatal, même si 111 impliquaient des doses de chocolat suffisamment élevées pour être qualifiées de toxiques pour les animaux. L’incidence de ce type d’événement était quatre fois et demie plus élevée autour de Noël et deux fois plus élevée autour de Pâques.

Contrairement à d’autres pays comme les États-Unis et l’Allemagne, la Saint-Valentin et l’Halloween n’étaient pas des périodes particulièrement problématiques au Royaume-Uni. Les vieux chiens étaient aussi moins susceptibles d’ingérer du chocolat. Aucune race de chien n’était plus à risque qu’une autre.

Graphique : Peter-John M Noble et al. (2017), université de Liverpool

 

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