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Sciences

Déclin de 60% de nombreuses populations animales

02-11-2018

Photo: Pixabay

Des scientifiques sonnent l’alarme : le nombre de têtes total parmi les troupeaux et autres groupes d’animaux qu’ils ont analysés a diminué de 60% depuis 1970. Le principal responsable? Les activités humaines.

Le Living Planet Report 2018  dresse le portrait du monde animal vertébré (mammifères, reptiles, amphibiens, poissons et oiseaux). Ce rapport, publié aux deux ans, est préparé par le Fonds mondial pour la nature (WWF), un organisme non gouvernemental de conservation. Une cinquantaine de spécialistes ont participé à sa rédaction cette année.

Le rapport repose sur des données liées à 16 704 populations animales à travers le monde qui couvrent 4005 espèces différentes. Soulignons toutefois qu’il y a plusieurs millions d’espèces dans le monde.

Le constat est loin d’être rose : de 1970 à 2014, on a enregistré un déclin de 60% du nombre total de bêtes parmi les populations étudiées, un phénomène particulièrement prononcé en Amérique du Sud et en Amérique Centrale, où il y a eu perte de 89%.

La faune canadienne n’est pas plus à l’abri. La section canadienne de WWF indique que le déclin depuis 40 ans des espèces sauvages à risque est de 28% en moyenne. Le caribou de la toundra, qui vit dans l’Arctique, a connu une chute marquée, particulièrement le troupeau de Bathurst qui « subi une baisse de 96 % depuis 1990».

Selon la WWF, les activités humaines sont responsables de ce déclin : dégradation des habitats, agriculture intensive, surpêche, extraction minière et forestière et urbanisation. Seul le quart des terres est exempt de tout développement aujourd’hui. D’ici 2050, le groupe estime qu’il n’y en aura plus que le dixième.

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