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Sciences

Des poils contre les bibittes

01-03-2012

Si les humains ont gardé un peu du poil de leurs ancêtres primates, c’est peut-être parce qu’ils y trouvent encore une certaine utilité. Voilà en tout cas ce que suggère une étude réalisée à l’université de Sheffield, au Royaume-Uni.

Mais à quoi donc peut bien servir cet encombrant duvet que bien des femmes (et de plus en plus d’hommes) mettent tant d’efforts à éliminer? Et si c’était pour empêcher les vilaines bestioles de nous sucer le sang?

Afin d’en avoir le cœur net, Isabelle Dean et Michael T. Siva-Jothy ont demandé à 29 de leurs étudiants de se raser les bras, tandis que les autres préservaient jalousement leur pilosité. Ils ont ensuite placé des parasites suceurs de sang sur leurs cobayes, et observé à quelle vitesse les bestioles se mettaient au travail.

Résultat, les velus étaient beaucoup mieux protégés contre les insectes et les parasites que les autres (incluant moustiques, tiques et… sangsues).

L’explication? D’une part, les bestioles ont plus de difficultés à se frayer un chemin jusqu’à notre peau dans une forêt de poils que sur un épiderme bien lisse. D’autre part, il est plus facile de les détecter.

« Les poils ont des terminaisons nerveuses qui nous permettent de détecter des mouvements. En formant une barrière et un système de détection, ces poils rendent la recherche d’une zone « piquable » plus difficile pour les insectes », a expliqué M. Siva-Jothy.

 

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