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Sciences

Halszka, premier dinosaure semi-aquatique

07-12-2017

Photo : Synchrotron européen de Grenoble – Lukas Panzarin et Andrea Cau

L’archétype du lézard écailleux est – encore une fois – mis à mal par cette découverte publiée dans Nature. Avec son cou de cygne, ses ailes de manchot et son museau de crocodile, « Halszka », pour les intimes, réunit toutes les caractéristiques du prédateur aquatique.

De petite taille (environ 1,2 mètre), l’animal qui aurait vécu au Crétacé, il y a à peu près 72 millions d’années, est néanmoins doté de pattes de bipède et était probablement capable de courir. En outre, il a des griffes acérées qu’il utilise assurément pour tuer ses proies, lesquelles auraient vécu comme lui sur le territoire de ce qui est l’actuelle Mongolie.

Résultat : une espèce de dinosaure amphibienne qui appartient à la famille des droméosaures, dont le vélociraptor fait aussi partie. Halszkaraptor escuilliei est le premier dinosaure aussi à l’aise sur l’eau que sur la terre à être formellement identifié.

Le fossile d’Halszka est aussi celui sur lequel le plus grand nombre d’expériences a été mené, peut-on lire dans un communiqué. « On a passé énormément de temps à essayer de démontrer que c’était un faux, mais nous n’y sommes pas parvenus », a affirmé Paul Tafforeau, coauteur de l’étude, à l’Agence France-Presse.

Cette découverte a été rendue possible par l’utilisation de la microtomographie multirésolution par rayons X. Grâce à cette technique d’imagerie de pointe, les scientifiques du Synchrotron européen de Grenoble ont pu révéler les parties du squelette toujours enfouies au cœur de la roche et reconstruire Halszka en 3D.

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