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Sciences

Italie: pourquoi la terre tremble

03-11-2016

La terre a encore tremblé en Italie: le 30 octobre, un puissant séisme de magnitude 6,6, de plusieurs dizaines de secondes, a secoué la terre de la région de Pérouse jusqu’à Rome, quatre jours après deux fortes secousses de magnitude 5,4 et 5,9. Le 3 novembre, un autre séisme, causant de nombreux dégats matériels, a été ressenti.

Le tout deux mois après le tremblement de terre survenu le 24 août 2016 (250 victimes).

D’une magnitude de 6,2 sur l’échelle de Richter, ce séisme avait frappé une région montagneuse à 140 km au nord de Rome en pleine nuit. De nombreuses répliques ont été enregistrées (une quarantaine à 7h, heure locale), dont 7 d’une magnitude supérieure à 4 et une de 5,3 à 2h30 du matin, une heure après le choc principal.

Une région à haut risque

Si l’Italie comporte plusieurs régions instables sur le plan sismique, c’est qu’elle présente une géologie complexe. Le risque sismique est connu: au cours des 700 dernières années, il y a eu environ 20 à 30 séismes majeurs dans cette région.

Les Apennins, la chaîne de montagne de l’Italie centrale, est formée par la subduction (le « plongeon ») de la plaque adriatique sous la plaque eurasienne. Mais elle est aussi le siège d’une extension liée à l’ouverture de la mer Tyrrhénienne (partie de la Méditerranée située entre la botte de l’Italie et la Sicile, la Sardaigne et la Corse).

Enfin, elle subit les forces résultant de la collision entre les plaques eurasienne et africaine, à l’origine du « soulèvement » des Alpes.

Depuis août, c’est surtout l’extension qui est en cause. En raison de leur étirement, à la vitesse d’environ 3 mm par an, les Apennins se fissurent un peu partout sous forme de « failles » perpendiculaires aux forces subies. De temps en temps, ces failles « lâchent » brutalement, leurs bords glissant brusquement l’un sur l’autre.

Sources: Le Monde, USGS, CNRS et CSEM

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