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Sciences

Les qimmiit réapprivoisés

18-12-2015

Un massacre, un vrai désastre, une honte. La première mesure de gestion des chiens imposée au Nunavik, au tournant des années 1960, a vraiment mal tourné.

À cette époque, les Inuits commençaient alors à se sédentariser autour des écoles, seul recours à leur disposition afin d’obtenir une aide financière. Leur vie était très dure. Au nom de la santé publique, les policiers ont tué tous les chiens malades ou qui n’étaient pas en laisse dans ces nouveaux villages, soit plus d’un millier de bêtes, seulement au Nunavik. Un malentendu funeste, car depuis toujours les Inuits estiment que les chiens doivent bouger et, surtout, trouver eux-mêmes leur pitance; les attacher n’avait donc pas de sens!

«Les gouvernements (fédéral et provincial) s’étaient mis à administrer les Inuits sans arrière-pensée, bien que de façon paternaliste: ils voulaient les inclure dans le monde moderne, raconte Francis Lévesque, professeur et anthropologue spécialiste des questions autochtones à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Mais ils ne se sont pas souciés de ce que les Inuits pensaient.» Cela n’a pas été sans laisser des séquelles.

Ce grand timide à la bouille sympathique, du genre qui écoute et observe, s’en préoccupe, lui. C’est pourquoi, près de 60 ans plus tard, il démarre un projet de recherche de 2 ans qui mènera son équipe à Iqaluit et à Kuujjuaq. L’objectif est de comprendre la place du chien dans la société inuite contemporaine.

(photo: Alexi Hobbs)

Lire la suite dans le numéro de janvier-février 2016.

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