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Sciences

Un poisson qui vous veut du bien

23-07-2018

Photo: University College London

Manipulable à l’envi, le poisson-zèbre offre son corps sans retenue à la science et promet des avancées dans tous les domaines de la médecine.

Il ne fait que 4 cm de long, mais il porte sur ses « épaules » de poisson une grande responsabilité : celle d’aider à guérir, peut-être un jour, le cancer, le diabète et même la dépendance aux drogues. Danio rerio, ou poisson-zèbre, est devenu au cours des 20 dernières années une star des laboratoires.

Plus de 1 200 équipes de recherche du monde entier sont aujourd’hui inscrites à la base de données Zebrafish Information Network, contre 190 en 1998. Pourquoi un tel engouement ? C’est simple : facile à élever et même réputé « increvable », le poisson-zèbre ne prend pas de place, se reproduit abondamment (la femelle pond 200 à 300 œufs par semaine !) et coûte au final moins de 1 % du prix d’une souris.

S’il a été introduit dans le monde de la recherche dès 1970, ce poisson d’eau douce originaire d’Inde, habitué des animaleries, a conquis les labos dans les années 2000, grâce à l’essor de la génétique. « On peut réaliser un grand nombre de tests sur les œufs et avoir les résultats 48 heures après, quand ils éclosent », explique Pierre Drapeau, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neurosciences à l’Université de Montréal. Il a été l’un des premiers à utiliser des poissons-zèbres pour l’étude du système nerveux et a, dans sa « collection », pas moins de 70 lignées génétiques différentes.

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