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À la conquête de l’infiniment petit

29-05-2015

Des matériaux qui se réparent tout seuls, des aliments qui changent de goût, pas si futuriste que ça ! Révolution technologique du 21e siècle, les nanotechnologies commencent à entrer massivement dans nos vies… mais peut-être pas sans risque. Pleins feux sur cette science miniature.

Les nanotechnologies désignent des choses de l’infiniment petit, de l’ordre de 1 à 100 nanomètres. Encore plus petit que l’épaisseur d’un cheveu (50 000 à 100 000 nm) ou qu’un globule rouge(2500 nm) ! En plus d’être d’une taille avantageuse, les nanomatériaux utilisés ont des propriétés différentes qu’à plus grandes échelles.

La matière qui nous entoure est constituée de molécules, elle-même composée de plusieurs atomes ! La molécule d’eau par exemple comprend un atome d’oxygène et deux atomes d’hydrogène (H20). À l’échelle du nano, les interactions entre les molécules sont avantagées et les réactions chimiques sont facilitées. La faible masse des nanoparticules fait que l’attraction gravitationnelle devient négligeable face à d’autres forces presque indétectables pour nous. De l’or qui rouille ? Ça parait impossible et pourtant ça l’est à l’échelle du nanomètre !

Étonnant, les nanotechnologies sont aussi présentes dans la nature. Les couleurs étincelantes des papillons : des structures nanométriques présentes sur leurs ailes. Des geckos qui se promènent la tête à l’envers : des nanostructures sur leurs pattes facilitent l’adhésion.

Les nanotechnologies semblent être une révolution récente, pourtant nos ancêtres en faisaient déjà usage dans le passé… de façon inconsciente. La coupe de Lycurgue datant de 400 apr. J-.C. est probablement l’objet décoratif le plus ancien contenant des nanoparticules ! Les nanoparticules d’or et d’argent contenues dans le verre lui donnent la particularité d’être de couleur rouge lorsque la lumière traverse la coupe ou verte lorsqu’elle est réfléchie.

De nos jours, les nanoparticules se retrouvent dans plusieurs produits de notre quotidien. L’utilisation d’oxyde de titane et d’oxyde de zinc à l’échelle nanométrique rend les crèmes solaires transparentes, les nanoparticules d’argent sont utilisées dans les produits d’entretien pour ces propriétés antibactériennes, les nanotubes de carbone (un assemblage d’atomes de carbone en forme de cylindre) permettent la construction de verres anti-buées.

Omniprésents, on ignore pourtant les risques de ces nanotechnologies sur la santé humaine et l’environnement. Le premier danger serait que ces nanoparticules, de par leur très petite taille, puissent entrer dans nos cellules. Elles pourraient aussi se retrouver libres dans la nature. Des études réalisées sur des rats et des souris montrent une certaine réactivité de l’organisme aux nanoparticules comme des réactions allergiques ou des atteintes cardio-vasculaires. Cependant, il est difficile de transposer ces résultats à l’Homme. Il faudra patienter encore quelques études et années supplémentaires pour en connaitre les éventuels dangers.

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