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28 mai 2026
Temps de lecture : 2 minutes

Les huiles végétales industrielles au banc des accusés

Accusées d’être toxiques et pro-inflammatoires, les huiles végétales sont au cœur d’une controverse amplifiée sur les réseaux sociaux. Pourtant, la littérature scientifique contredit ces affirmations, comme l’explique notre chroniqueuse.

En nutrition, il n’est pas rare de chercher un coupable simple pour expliquer des problèmes de santé complexes. Cette année, ce sont les huiles végétales industrielles qui se retrouvent au banc des accusés. Sur les réseaux sociaux, des voix controversées, mais suivies par des millions de personnes, soutiennent que ces matières grasses seraient toxiques, pro-inflammatoires et associées à des maladies méta­boliques comme l’obésité et le diabète de type 2.

L’expression « huiles végétales industrielles » est un terme un peu flou qui désigne ce que l’on appelle aussi les huiles de graines (seed oils). En quelques années, des huiles végétales pourtant banales, comme celles de canola, de soya, de maïs, de tournesol, de carthame, de pépins de raisin, de son de riz et de coton, ont été démonisées au point d’être rebaptisées les Hateful Eight .

Or, ces huiles sont loin d’être nocives. Elles sont riches en acides gras insaturés, principalement en oméga-6, des gras essentiels reconnus pour leurs effets bénéfiques sur la santé. Le terme « industrielles », souvent associé à tort à l’idée de toxicité, renvoie simplement aux procédés modernes d’extraction et de raffinage.

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