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16 décembre 2021
Temps de lecture : 1 minute

Un habitat à redécouvrir

Image: Mélanie Dusseault

Après un long hiatus d’un an et demi, la Biosphère est de retour. Toujours en tant que musée de l’environnement, mais plus désireuse que jamais d’incarner un lieu de réflexion sur les enjeux actuels.

« Nous voulons créer un dialogue avec les gens et la communauté. Nous voulons contribuer à augmenter la vitesse de croisière vers la transition écologique à la Ville de Montréal », explique en entrevue Isabelle Saint-Germain, nouvelle directrice de la Biosphère.

Cette mission est d’ailleurs favorisée par le riche bassin de chercheurs auquel le musée a accès en devenant le cinquième établissement d’Espace pour la vie − qui regroupe le Biodôme, le Jardin botanique de Montréal, l’Insectarium et le Planétarium Rio Tinto Alcan. La Biosphère relevait auparavant du gouvernement fédéral.

Au total, 10 expositions sont présentées, dont 3 nouveautés. D’abord, il y a le parcours Écolab, un laboratoire interactif que les amateurs de science vont adorer et qui propose une incursion dans la méthode scientifique sur le thème des polluants dans l’air et dans l’eau. Ensuite, à travers des photos de la faune sauvage, Espaces sans frontières illustre la collaboration entre les États-Unis et le Canada pour protéger les espèces résidant sur la ligne qui sépare les deux pays. Enfin, à l’extérieur, les visiteurs peuvent contempler gratuitement Couleurs du monde, qui présente 50 photos flamboyantes en grand format de National Geographic des êtres vivants peuplant notre planète.

Les expositions qui datent de la première vie du musée ne sont pas moins intéressantes. Celle qui porte sur la météo et les phénomènes climatiques est fascinante, tout comme celle qui fait découvrir les innovations architecturales de Montréal.

Le discours actuel sur l’urgence climatique et les enjeux de la biodiversité peut susciter le pessimisme, aussi la Biosphère tient-elle à émerger des réflexions tournées vers la lumière. « Un musée reste un lieu de diffusion des connaissances axé sur les idées et les actions positives, alors notre rôle est de montrer le contexte. Il y a des crises, mais il y a aussi de belles choses qui se font », indique Isabelle Saint-Germain, biologiste de formation, qui a passé 17 années chez Équiterre. Les prochaines expositions mettront donc de l’avant des pistes de solution de communautés d’ici et d’ailleurs, le tout abordé de façon dynamique à travers l’art et la culture.

Biosphère de Montréal, espacepourlavie.ca

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