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Après plus de dix ans d’usage répandu, la vapoteuse révèle un visage inquiétant : dépendance chez les jeunes, risques pulmonaires et effets à long terme encore largement inconnus.
À 16 ans, Chrystopher n’a jamais fumé la cigarette, mais il vapote tous les jours. Il a commencé « par curiosité », pour faire comme ses amis, puis s’est laissé séduire par les arômes fruités qui circulent encore, malgré leur interdiction récente au Québec. Ses préférés ? Melon d’eau et raisin. « Au début, ça me relaxait, mais, maintenant, ça ne me fait plus rien », admet l’adolescent rencontré par l’entremise de la Maison des jeunes de Granby, un lieu qu’il fréquente.
À l’école, la vapoteuse est partout : des dizaines de ses camarades en sont également adeptes. À la maison, l’adolescent s’isole dans sa chambre pour enchaîner les bouffées. Il voudrait bien cesser de vapoter, mais chaque tentative de sevrage lui coûte : les maux de tête reviennent aussitôt. Il avait réussi à tenir trois mois sans vapoter, mais a finalement rechuté.
La cigarette électronique, communément appelée vapoteuse, est un dispositif rechargeable ou jetable qui chauffe un liquide contenant de la nicotine pour produire un aérosol inhalable. Introduite sur le marché il y a une vingtaine d’années, elle a longtemps été présentée comme une aide pour les fumeurs et fumeuses souhaitant réduire ou arrêter le tabac.