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02 mars 2026
Temps de lecture : 1 minute

Manger comme nos ancêtres, vraiment?

Les régimes carnivores, issus du mode de vie paléolithique, sont à la mode. Parfois associés à la virilité, ils sont loin d’être la panacée sur le plan nutritionnel.

C’est un drôle de paradoxe de notre époque. Plus la science de la nutrition évolue, plus on idéalise l’idée de manger comme à l’âge de pierre. Du régime paléo à la «  primal diet  », des assiettes carnivores au mouvement du lait cru, plusieurs courants alimentaires gagnent en popularité en promettant un retour à la simplicité et au « naturel », gages de santé. Mais quand on les regarde de plus près, les habitudes alimentaires des temps anciens n’ont rien d’un guide de nutrition.

Cette idée de manger comme nos ancêtres ne sort pas de nulle part. Elle remonte aux années 1980, quand des scientifiques ont proposé une théorie qu’ils ont nommée le « décalage évolutif » ( evolutionary mismatch ). Selon eux, notre génome, notre système digestif et, plus largement, notre biologie, auraient été façonnés par des millénaires de chasse et de cueillette. Puis ils ont brusquement été exposés à des aliments modernes pour lesquels ils ne seraient pas adaptés. Nos ancêtres auraient été épargnés par les maladies chroniques et c’est la modernité, avec ses produits transformés, qui nous aurait rendus malades.

Quarante ans plus tard, l’idée n’a plus rien de marginal.

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