Unsplash, Beth MacDonald
La capacité d’adaptation à la chaleur des personnes aînées est peut-être plus grande qu’on le croyait. C’est ce que montrent les travaux des professeurs Thomas Deshayes et Daniel Gagnon.
Quand le thermomètre grimpe, l’inquiétude aussi
Chaque été apporte son lot d’images inquiétantes : records de température battus, vagues de chaleur plus longues et services d’urgence sous pression. Dans ce contexte, un message revient constamment : les personnes aînées constituent la population la plus vulnérable à la chaleur. Les statistiques confirment ce message. Lors des étés exceptionnellement chauds de 2022 à 2024 en Europe et du dôme de chaleur de l’ouest Canadien de 2021, la grande majorité des décès attribués à la chaleur est survenue chez des adultes âgés de plus de 65 ans. Avec le vieillissement de la population et l’accélération des changements climatiques, cette réalité soulève une question importante : les personnes aînées sont-elles inévitablement moins capables de faire face à la chaleur ?
Un corps qui peine davantage à se refroidir
Depuis plusieurs décennies, les scientifiques savent que l’âge avancé s’accompagne d’une diminution de certaines fonctions thermorégulatrices. Les personnes aînées transpirent généralement moins que les jeunes adultes et les vaisseaux sanguins de leur peau se dilatent moins efficacement lorsqu’elles sont exposées à la chaleur.