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15 octobre 2025
Temps de lecture : 3 minutes

Le bleu égyptien, un pigment de synthèse qui a traversé les siècles

Artefact égyptien contenant le pigment. Photo: Alamy.com/Magica

Des scientifiques ont percé le secret du bleu égyptien, un pigment synthétique ancien aux propriétés étonnantes.

Il est apparu sur les rives du Nil 3000 ans avant notre ère, puis est tombé en désuétude avec la chute de l’Empire romain d’Occident. Il est redécouvert au 19 e  siècle au travers de textes anciens, non sans s’être frayé entre-temps un passage jusque dans les fresques du peintre italien Raphaël. Il n’y a pas à dire : l’histoire du bleu égyptien, le plus ancien pigment synthétique du monde, est riche en rebondissements.

L’étonnante variété de nuances rendues possibles par le bleu égyptien est également connue depuis belle lurette. Le philosophe grec Théophraste, qui a vécu au quatrième siècle avant notre ère, distinguait ainsi plusieurs variantes qui lui sont attribuables dans son traité  Les pierres . « Nous avons un texte du chimiste français Jean-Antoine Chaptal datant de 1809 dans lequel il s’extasie sur ce pigment cuivré qui échappe alors à nos connaissances », raconte Philippe Walter, directeur de recherche au Centre national de recherche scientifique et membre de l’Académie des sciences.

Or, grâce à des méthodes d’analyse microscopique inédites, une équipe de scientifiques américaine a révélé les secrets de fabrication de cette pâte de verre, à laquelle sont incorporés du silicate de calcium et de cuivre ainsi que des cendres végétales.

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