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11-04-2020

Dans ce dossier spécial, découvrez comment les activités de recherche menées « par », « pour » et « avec » les Premiers peuples progressent au Québec.

Il y a 30 ans, l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a mis sur pied son Centre des Premières Nations Nikanite. Ce mot signifie « va de l’avant » en langues innue et atikamekw, et il incarne très bien le sentiment qui semble animer à la fois les communautés autochtones et le monde universitaire, dont le regard est résolument tourné vers l’avenir.

Dans un esprit de dialogue, de réparation et de réconciliation, les universités se mettent au diapason des étudiants autochtones afin de mieux les accueillir dans les classes, les laboratoires et les groupes de recherche. Leur nombre est ainsi appelé à grandir, tout comme leur contribution à la science. Il en va de même pour les communautés disséminées aux quatre coins du Québec, de mieux en mieux intégrées aux projets de recherche.

Désormais, les chercheurs s’engagent à ne plus mener leurs travaux « sur » les Premières Nations et les Inuit, mais bien à faire des activités de recherche « par », « pour » et « avec » ces peuples en les impliquant dès le début du processus. En somme, le milieu universitaire accorde du respect et de la valeur aux forces, aux idées, aux besoins et aux savoirs des Autochtones.

Est-ce parfait ? Bien sûr que non. Le chemin sera encore long pour panser les blessures, pour passer de la méfiance à la confiance, particulièrement dans un contexte où les Autochtones font entendre leurs revendications en investissant l’espace public. Mais la volonté y est.

Un dossier réalisé en collaboration avec le réseau de l’Université du Québec.

  • Retrouver sa voix
    Comment la recherche, par l’entremise des arts, du design et des langues, permet-elle aux peuples autochtones de se réapproprier leurs cultures et de la transmettre?
  • La pharmacopée de mère Nature
    Isabel Desgagné-Penix poursuit une quête : percer les secrets des plantes médicinales.
  • Entraide au nord du 55e parallèle
    Grâce à une étroite collaboration avec les Inuit, les travaux de Monique Bernier servent à la fois la science et les communautés nordiques.
  • Le pouvoir féminin autochtone
    Que nous dit la recherche sur le leadership féminin autochtone? Tour d’horizon.
  • Aller plus loin, ensemble
    Environnement, économie, énergie : les domaines où les chercheurs et les communautés autochtones travaillent main dans la main se multiplient.
  • Pour des universités inclusives
    En classe et en recherche, une meilleure place est accordée aux Premiers Peuples, dans le respect de leurs savoirs et de leurs réalités.

Image en ouverture: Morning Star, Alex Janvier, 1993. Musée canadien de l’histoire

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