Illustration: Chanelle Nibbelink
Plusieurs études récentes associent les additifs alimentaires à un risque accru de diabète de type 2.
C’est solidement démontré : la consommation d’aliments ultra-transformés, comme les plats industriels préparés, les biscuits et les boissons sucrées, augmente le risque de diabète de type 2 – en plus d’augmenter les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer. Bourrés de sucres, de gras saturés et de sel, ces aliments comptent pour la moitié des calories consommées au Canada.
En 2020, l’Équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (EREN), en France, avait été la première à faire état d’une telle association sur une large population d’étude. Son atout : la cohorte épidémiologique NutriNet-Santé , lancée en 2009. Les participantes et participants (plus de 180 000 à ce jour !) remplissent régulièrement des questionnaires, en détaillant tous les aliments et boissons consommés sur 24 heures, et donnent accès à leurs données de santé (poids, activité physique, antécédents médicaux, etc.).
L’équipe a voulu aller au-delà des sucres, des gras saturés ou du sodium, que l’on sait nocifs s’ils sont consommés en excès. « Notre objectif était de savoir précisément quels ingrédients, contaminants ou composés pouvaient causer la maladie », explique Mathilde Touvier, directrice de l’EREN à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale. Un programme de recherche consacré aux additifs alimentaires a donc été lancé.