Hamac en coton, Brésil, fin du 17e siècle Photo : Rijksmuseum, Amsterdam
Des hamacs en salle de néonatalogie C’est peut-être pour bientôt. Cet objet autochtone millénaire aurait des bienfaits pour les bébés prématurés.
« Pour donner les meilleurs soins aux bébés prématurés, il faut reproduire le plus fidèlement possible [les conditions] à l’intérieur du ventre de leur mère. Et c’est ce que semble faire le hamac ! » explique Adèle Saives, infirmière néonatale au Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine et candidate au doctorat en sciences infirmières à l’Université de Montréal. Pour son projet Prémac, elle a placé des hamacs dans les incubateurs de 38 bébés prématurés nés entre 26 et 32 semaines de gestation. L’essai clinique randomisé a été mené entre mars et décembre 2025, au CHU Sainte-Justine.

De gauche à droite, les chercheuses Marilyn Aita et Marjolaine Héon, ainsi que l’infirmière Adèle Saives, de la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal. Photo : Amélie Philibert / Université de Montréal
Selon la chercheuse, le hamac permet de reproduire le mouvement de flottement perçu par le bébé dans l’utérus, tout en l’enveloppant. « Après une naissance prématurée, le bébé est coincé dans son incubateur et perd ses possibilités de mouvements. Or, son cerveau se développe mieux avec des mouvements et des simulations de câlins. […] Cela permet aux connexions cérébrales de se créer aux bons endroits et en nombre suffisant.