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Santé

Les grandes épidémies qui ont frappé le Québec

Grippe espagnole, typhus, choléra, variole: comment le Québec a-t-il traversé les dernières grandes épidémies et quelles leçons peut-on en tirer?
02-04-2020

Depuis le 19e siècle, le Québec a été touché à plusieurs reprises par des épidémies et les façons d’en limiter les effets ont considérablement varié au fil du temps.

Il en est de même des attitudes, des représentations et des modèles explicatifs qui ont ponctué l’histoire de ces épidémies. Il faut souligner aussi que ces crises sanitaires sont liées à des contextes socioculturels et économiques particuliers. Les épidémies de choléra et de typhus sont largement associées à l’arrivée massive d’immigrants et à l’accélération des échanges marchands avec l’Europe. La grippe espagnole se répand au moment de la démobilisation à la fin de la Première Guerre mondiale. Le sida apparaît en une période où la sexualité n’est plus enchâssée dans un carcan moral. Enfin, les épidémies grippales récentes sont favorisées par la mondialisation et l’accroissement du tourisme.

Voici une analyse signée par Denis Goulet, historien de la médecine à l’Université de Montréal.

Le choléra et le typhus

L’arrivée du choléra en 1832 marque les débuts des grandes épidémies qui affecteront le Québec au 19e siècle. En provenance d’Europe où elle sévit depuis 1831, la maladie est introduite en juin malgré l’établissement des mesures de quarantaine à Grosse-Île où sont débarqués près de 7000 immigrants. Les consignes sont mal suivies et la maladie se répand sur les rives du Saint-Laurent, de Québec jusqu’à Montréal. En effet, on laisse les navires infectés aborder au port de Montréal pour ne pas entraver le commerce. Ce n’est pas le cas à Trois-Rivières où des mesures de quarantaine sont implantées, de même qu’un cordon sanitaire qui interdit l’entrée d’étrangers sur le territoire. Grâce à ces mesures, la ville est relativement épargnée avec seulement 32 cas de choléra et 16 décès.

En revanche, Montréal et la région de Québec sont durement touchées et certains historiens estiment que le nombre de décès se chiffre respectivement à 4000 et 3800. Pour l’ensemble de la province, on estime à près de 9 000 le nombre de décès. D’autres épidémies de choléra toucheront le Québec, notamment en 1834, 1849 et 1854.

Au moment où sévit la terrible famine en Irlande (1845-1852), plus d’un million et demi d’émigrés quittent le pays. Des milliers optent pour le Canada en 1847. Or, les conditions hygiéniques de la traversée sont déplorables. Les immigrants sont entassés dans les cales en présence des rats porteurs du vecteur du typhus (la puce). La majorité des passagers sont infectés par cette « fièvre des navires ».

Au printemps 1847, trente vaisseaux transportant 12 500 passagers transitent par la station de quarantaine de Grosse-Île, en aval de Québec. En l’absence de mesures efficaces de quarantaine et de tests de dépistage des porteurs sains, la maladie ne tarde pas à se répandre le long du Saint-Laurent pour atteindre Montréal. À l’époque, les médecins sont toujours convaincus que « l’air miasmatique » est la cause de cette maladie. Aussi recommandent-ils que les navires transportant les immigrants irlandais soient amarrés à la pointe du Moulin-à-Vent au sud du port central, près du canal Lachine. Le conseil de ville de Montréal décide de construire à proximité des hangars à peu de distance du pont Victoria pour accueillir les malades.

Selon un témoignage de l’époque, ceux-ci sont étendus «deux ensembles sur une chétive paillasse recouverte d’un drap blanc et d’une couverture de coton gris». Une dizaine de milliers de malades y seront hospitalisés parmi lesquels plus de 6 000 succombent à la maladie. Un monument érigé à l’entrée nord du pont Victoria commémore cette tragique épidémie.

Les Sœurs grises de Montréal, rejointes par les Sœurs de la Providence et par les Sœurs de l’Hôtel-Dieu, prodiguent les premiers soins. Plusieurs religieux et religieuses ainsi que le maire, John Easton Mills, sont emportés par la maladie. Les évaluations du nombre de victimes varient considérablement d’un auteur à l’autre. Tout au plus pouvons-nous affirmer qu’il y a eu plus de 20 000 victimes au Canada entre les mois de mai et juin et c’est le Québec qui a été le plus durement touché.

Bactérie Vibrio cholerae sous microscope. Image: Wikimedia Commons

L’émoi causé par cette épidémie réveille les pouvoirs publics. En effet, plusieurs bureaux de santé ont temporairement été mis sur pied dans les principales villes d’Amérique du Nord britannique. Ils illustrent ainsi une donnée fondamentale de l’histoire des épidémies au 19e siècle : les autorités politiques et économiques n’établissent des mesures préventives qu’à la suite d’une période de crise.

Il est intéressant de souligner les modèles qui expliquent l’émergence de ces épidémies afin de mieux saisir la cohérence des moyens de protection. Ignorant les véritables causes du choléra (bactérie Vibrio cholerae) et du typhus (bactéries appelées rickettsies), de même que leurs vecteurs (eau contaminée, nourriture, vêtements souillés, puces et poux), les médecins expliquent que c’est principalement l’air corrompu produisant des miasmes mortels qui propage la maladie. Aussi, certains d’entre eux sont convaincus qu’elles se transportent « sur les ailes du vent » en suivant les voies navigables.

En conséquence, ils invitent la population à éviter les promenades près du fleuve et des rivières. À Québec, lors de l’épidémie de 1832, l’armée tire des salves de canon pour affaiblir la nocivité de l’air. Deux ans plus tard, certains médecins souhaitent « l’arrivée d’un temps frais et d’un vent du nord » pour atténuer l’épidémie de choléra. Cette opinion était partagée dans les régions européennes où l’on espérait le même effet des vents océaniques ou de « ceux qui descendent des montagnes ». Cette attente d’un vent susceptible d’abaisser la tempéra­ture correspond aux données actuelles : en effet, la contagion du vibrion cholérique serait à son maximum à 37°C et à son minimum au-dessous de 16°C.

De vieux modèles explicatifs refont aussi surface comme à l’époque des épidémies de peste. Des membres du clergé déclarent qu’il s’agit d’un sévère avertissement de Dieu à une communauté qui « met en veilleuse ses commandements ». Prières, offices religieux, invocation de saints protecteurs et même processions religieuses s’ensuivent. La peur est perçue comme une attitude qui prédispose à la maladie. Aussi, certains bureaux de santé recommandent au public la tenue de petites réunions familiales « propres à entretenir la gaieté ».

La recherche de boucs émissaires était aussi fréquente lors des épidémies. Celle du typhus donne lieu à des manifestions d’agressivité non seulement à l’égard des immigrants, mais aussi, et surtout à l’égard des autorités politiques. Elles sont accusées, par cette politique ouverte d’immigration, de paver la voie à l’épidémie et d’affaiblir le poids démographique des Canadiens français.

Ce type d’accusations se rapproche de celles qu’on répandait en France et ailleurs où les milieux populaires soupçonnaient la classe domi­nante de viser leur extinction. Lors des grandes épidémies, ces tensions se manifestent dans la plupart des pays : soupçons et accusations fusent de part et d’autre, certains membres des classes dominantes ou des autorités occupantes ren­dent les classes populaires responsables du fléau en invoquant leurs conditions de vie « insalubres, primitives ou immorales ».

La variole

Rappelons que c’est au 19e siècle qu’apparaît le premier vaccin de l’histoire (antivariolique). Il est issu d’une méthode empirique axée sur l’observation que l’inoculation de la variole des vaches à des humains les immunise contre la variole humaine, maladie alors très meurtrière.

Mais ce nouveau procédé préventif tarde à s’implanter et il ne fait guère l’unanimité jusqu’à la fin du siècle et au-delà. L’absence d’une connaissance des causes réelles et des vecteurs de maladies infectieuses, ainsi que la qualité très variable du vaccin antivariolique font en sorte que cette approche donne, à cette époque, des résultats mitigés.

Une épidémie de variole frappe durement Montréal en 1885. Débordée par son ampleur, la Ville de Montréal rend obligatoire la vaccination antivariolique. Une telle mesure coercitive et improvisée, adoptée sans qu’on ait fourni aux citoyens des informations sur cette nouvelle pratique, se solde par d’importantes émeutes. Une foule met le feu à des bâtiments publics et menace les maisons des médecins vaccinateurs.

Une révolte semblable se produit aussi à Rio de Janeiro lors de la promulgation de la loi du 10 novembre 1904 qui rend obligatoire la vaccination antivariolique. Des émeutes secouent alors la ville : des trains sont paralysés, des bâtiments sont pris d’assaut, l’alimentation en gaz est coupée… Tout de même, de telles situations n’auront guère tendance à se reproduire dans les décennies suivantes.

Une nouvelle approche des maladies infectieuses

L’émergence de la médecine scientifique en laboratoire à la fin du 19e siècle donne naissance à un nouveau modèle explicatif qui désamorce les tensions sur les causes des épidémies, même si elles ne disparaissent pas.

La découverte des microbes et, surtout, celle des causes spécifiques des maladies infectieuses — une bactérie, un virus, un champignon ou un parasite isolé en laboratoire — sont un pas de géant dans la lutte contre certaines maladies infectieuses. Cette approche permet désormais de préciser les vecteurs (eau, air, insectes, contacts interhumains…) et de fabriquer des vaccins contre la diphtérie, la tuberculose ou le tétanos.

À partir du moment où la médecine préventive repose sur des faits scientifiques, les autorités feront davantage d’efforts pour assainir l’espace public : égouts, adduction d’eau, traitement des eaux usées, pasteurisation du lait… Elles lanceront aussi de grandes campagnes de « propagande sanitaire » axées sur les moyens de combattre les microbes. Ils font ainsi de la peur un outil de prévention.

On comprendra bientôt que l’éducation et une information moins tapageuse associées à une augmentation du niveau de vie constituent les meilleurs moyens de prévention. Mais aussi de grandes campagnes de vaccination contre la tuberculose et la variole donnent des résultats spectaculaires. En effet, la vaccination antivariolique entreprise par l’OMS dans les années 1950 à l’échelle mondiale débouchera, trente ans plus tard, sur une éradication de la maladie.

Enterrement de victimes de la grippe espagnole. Image: Wikimedia Commons

Les pandémies du 20e siècle

Malgré les avancées de la bactériologie et, plus encore, de la virologie, le 20e siècle n’échappe pas aux grandes pandémies en raison notamment de nouveaux facteurs sociaux, culturels et économiques qui facilitent la propagation de virus grippaux et de rétrovirus associés au sida et à la maladie d’Ebola.

La « grippe espagnole »

La Première Guerre mondiale favorise l’apparition de la première grande pandémie du 20e siècle: l’influenza. Appelée faussement grippe espagnole, elle provient des États-Unis. Les premiers cas sont rapportés au début de l’hiver 1918 dans des camps militaires au Kansas. La maladie est transmise en Europe en avril lors du transport des troupes américaines sur le champ de bataille. Elle se répand en Europe et sur tous les continents lors de la démobilisation massive des troupes.

Elle prend tout le monde par surprise, y compris les bactériologistes, les médecins et les autorités sanitaires qui n’arrivent pas à isoler le germe fautif. Les virus sont alors inconnus et ne seront découverts qu’après l’invention du microscope électronique. Impossible donc de procéder au dépistage des personnes infectées et encore moins de trouver un traitement efficace. D’autant que les gens meurent de surinfection bactérienne en une période où les antibiotiques n’existent pas. La rapidité de la contagion et la virulence de la maladie rappellent les heures sombres de la grande peste noire de 1347 et on estime aujourd’hui à plus de 50 millions le nombre des victimes de l’influenza.

Le Québec est évidemment touché par cette pandémie qui apparaît en septembre 1918 chez des soldats de Saint-Jean-sur-Richelieu. Les mesures préventives les plus modernes pour l’époque sont pourtant mises en œuvre : isolement des malades, port du masque, fermeture des lieux publics, interdiction de rassemblement, érection d’hôpitaux temporaire, distribution de circulaires à la population indiquant certaines mesures préventives, réglementation des heures d’ouverture des commerces… On estime que 530 000 personnes sont atteintes de la grippe espagnole dans la province et qu’elle cause 14 000 victimes.

On en tire les leçons : le gouvernement fédéral crée, en 1919, le ministère de la Santé. Au Québec, le Service provincial d’hygiène, créé peu après l’épidémie de variole de 1885, voit ses pouvoirs renforcés qui permettront la création des Unités sanitaires de comté en 1926. Celles-ci, surtout constituées d’infirmières, joueront un rôle majeur dans la prévention des maladies infectieuses. Durant les décennies suivantes, des structures renforcées de santé publique verront le jour dans de nombreux pays alors que la coopération internationale se concrétise enfin avec la création de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 1948. On assiste bientôt à la découverte des virus et à la naissance de la virologie et, plus tard, de l’immunologie.

VIH, le virus du SIDA sous microscopie électronique. Image: CDC/ C. Goldsmith, P. Feorino, E. L. Palmer, W. R. McManus

Le sida

L’immunologie sera mise à profit au début des années 1980 avec l’apparition de la deuxième grande pandémie du 20e siècle, le sida. Elle aussi prend tout le monde au dépourvu avec cette curieuse infection « rétrovirale », alors peu connue chez l’humain. Ses modes limités de transmission (contacts sexuels, transfusion sanguine, accidents sanguins chez les intervenants de la santé…) causent moins d’émoi et touchent surtout des populations jugées « marginales » pour nombre d’Occidentaux:  homosexuels, prostituées, adeptes d’amour libre, pays subsahariens… Pourtant, en 2018, ONUSIDA dénombre pas moins de 32 millions de personnes décédées. Mais sa répartition mondiale est inégale pour des raisons socio-économiques et culturelles. Si elle affecte tous les pays industrialisés, ce sont les pays en voie de développement et surtout ceux de l’Afrique subsaharienne qui sont les plus durement touchés.

La grippe asiatique

Aujourd’hui méconnue, la pandémie de grippe asiatique, de type H2N2, occasionne entre 2 et 3 millions de décès dans le monde entre 1956 et 1958. Les scientifiques connaissaient bien les virus grippaux de type H1N1. Et s’il existe alors des vaccins antigrippaux, ils ne sont pas efficaces contre ce nouveau virus. La France est durement touchée avec 9 millions de malades et 100 000 morts. Elle atteint l’Amérique à l’été et pénètre au Québec en septembre 1957. Le paquebot Ivernia, parti du Havre, accoste à Québec avec à son bord 64 passagers atteints de la maladie. Ceux-ci sont répartis dans quatre hôpitaux de la Capitale et le navire poursuit sa route vers Montréal. L’épidémie se répand rapidement et de nombreuses écoles sont fermées. Heureusement, il n’y aura que peu de victimes. Il ressort de cette épidémie que le Québec est fort mal préparé à ce type d’événement comme le souligne l’historien Jean Provencher :  «Il est étonnant de constater l’absence de coordination à l’échelle du Québec. Jamais le ministre québécois de la Santé de l’époque, Arthur Leclerc, ne prend la parole. Jamais son ministère n’y va d’un plan d’attaque et de directives pour l’ensemble des citoyens. Le ministère d’Éducation inexistant, le réseau scolaire québécois est laissé à lui-même. Ainsi, des écoles ferment lorsque l’institutrice tombe malade, d’autre restent ouvertes.»

D’autres pandémies grippales apparaîtront par la suite : grippe de Hong Kong (1968-1969), SRAS (2002-2003) et H1N1 (2009-2010). Soulignons que les taux de décès parmi les personnes atteintes de ces dernières ne seront que de 0,2%, contrairement à la « grippe espagnole » dont le taux avoisine les 3%.

Que nous apprend l’histoire des pandémies?

À travers les siècles, les attitudes, les comportements et les explications entourant les maladies épidémiques se répètent. Le modèle magico-religieux qui s’est largement manifesté lors des grandes épidémies de peste est toujours présent, à des degrés moindres, du 19e siècle jusqu’à récemment. Des défilés et des offices religieux sont organisés pendant les épidémies de choléra qui sévissent entre 1830 et 1860. Selon plusieurs autorités religieuses, ces épidémies sont un avertissement de Dieu.

Près d’un siècle plus tard, pendant l’épidémie de 1918, on invoque la protection de Saint-Roch. Des médecins, membres de l’élite de la profession médicale, citent à nouveau l’hypothèse d’une constellation astrologique néfaste. Même chose lors des épidémies récentes de grippe où de nombreuses personnes espèrent la protection de Saint-Jude, patron des causes désespérées. La ministre de la Défense du Zimbabwe a qualifiée la pandémie de COVID-19 de « punition divine » infligée aux États-Unis et à l’Union européenne.

La recherche de boucs émissaires constitue une autre constante dans toutes les pandémies : juifs lors des épidémies de peste, armée allemande pour la pandémie d’influenza de 1918, homosexuels et prostituées pour le sida, population asiatique pour la pandémie actuelle. La théorie du complot (fabrication de virus en laboratoire) est un autre élément récurrent dans ces pandémies. Rappelons qu’on a accusé faussement certains chercheurs d’avoir expérimenté de nouveaux vaccins sur certaines populations africaines ce qui aurait permis l’éclosion du sida. Lors de la grippe asiatique et du H1N1, ce sont les autorités chinoises qui ont été accusées d’avoir sciemment provoquer ces épidémies à partir de virus élaborés en laboratoire. À ces théories se greffent des idées conspirationnistes, comme c’est le cas entre autres dans le corps politique brésilien, qui intègre la négation de l’existence du coronavirus à leur idéologie.

Bref, l’histoire des épidémies montre que les mesures empiriques ont parfois été efficaces pour prévenir certaines maladies infectieuses, mais qu’elles ont été largement insuffisantes et trop souvent appliquées avec parcimonie. C’est pourquoi la recherche scientifique en microbiologie, en virologie et en immunologie sur les causes, les vecteurs et les vaccins ont permis des progrès immenses dans la prévention des maladies infectieuses. Mais on a aussi compris, peu à peu, que la recherche doit être associée à l’amélioration des conditions de vie, à l’éducation et à la responsabilisation des citoyens, lesquelles sont des éléments clés de la lutte contre les épidémies.

La pratique de la vaccination depuis la fin du 19e siècle constitue aussi une voie essentielle de protection des populations et a diminué de façon notable la mortalité infantile et adulte. Les efforts de collaboration internationale à partir du milieu du 20e siècle — mises en place des politiques de recherche biomédicale, d’éducation des populations, de santé publique, de surveillance nationale et internationale — ont permis de diminuer sensiblement l’incidence des maladies infectieuses.

En revanche, la pauvreté endémique d’une grande partie de la population mondiale, l’absence d’un système de santé accessible à tous et la désinformation sont les pires ennemis de ces efforts. Du reste, jusqu’aux premières décennies du 20e siècle, même chez les pays industrialisés, les pouvoirs publics ont attendu des situations de crise majeure pour établir des mesures préventives efficaces. Aujourd’hui de nombreux pays possèdent des structures sanitaires et médicales adéquates pour endiguer les pandémies et soigner les personnes infectées. Chez les autres, on peut espérer qu’un effort sera fait en ce sens. Enfin, il est à souhaiter que les pouvoirs politiques et économiques tireront des leçons de la pandémie actuelle et qu’ils orienteront aussi leurs interventions préventives vers de solides politiques non seulement liées à la santé publique, mais aussi à l’environnement.

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