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Santé

La douleur et la névrose

25-11-2014

«Un sale boulot», laisse tomber Bill Rawling, historien au ministère de la Défense nationale. Bien sûr, il n’était pas là, dans les tranchées de la guerre 14-18. Mais il imagine bien. «Quand on parle de la Grande Guerre, on pense surtout aux batailles. On oublie souvent qu’il a fallu soigner des milliers et des milliers de soldats»… et accomplir dans l’urgence, avec les moyens du bord, de nombreux exploits médicaux et chirurgicaux.

Jamais médecins, chirurgiens, infirmières et brancardiers n’auront été autant sollicités sur un champ de bataille. «Près de 80% des blessures, pendant cette guerre, sont causées par les canons et les mortiers», rappelle le chercheur. Comment porter secours aux victimes de cette apocalypse? Par la mise sur pied d’un système hospitalier jamais vu!

À lui seul, par exemple, le Canada dépêche la moitié de tous ses médecins. La moitié! «Ils ne savent pas trop à quoi s’attendre, il y aura donc beaucoup d’apprentissage sur le tas», raconte David Boulanger, professeur à l’Institut de la profession des armes adjudant-chef Osside, rattaché au Collège militaire royal de Saint-Jean. «De plus, l’usage des nouvelles armes a changé la nature des blessures à traiter», souligne-t-il. Des dizaines d’hôpitaux sont établis en dehors des zones de combat. Ils disposeront de près de un demi-million de lits qui recevront – sur le front ouest seulement – 2,7 millions d’éclopés.

Photo: Musée canadien de la guerre

Lire la suite dans notre numéro de décembre 2014

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