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Santé

Un vaccin anti-malaria testé à large échelle

24-04-2017

Un vaccin contre le paludisme, ou malaria, sera testé à large échelle au Ghana, au Kenya et au Malawi. C’est ce qu’a annoncé l’Organisation mondiale de la santé (OMS), alors que débute la semaine mondiale de la vaccination.

Entre 2018 et 2020, environ 360 000 enfants devraient recevoir des injections du vaccin Mosquirix (développé sous le nom RTS,S par GlaxoSmithKline et la Fondation Gates). Le vaccin est dirigé contre le parasite Plasmodium falciparum, responsable des formes les plus graves de la maladie.

Il s’agit du vaccin antipaludique expérimental le plus avancé, même s’il est loin d’être idéal. Les essais de phase 3 déjà menés en Afrique sur 15 000 enfants ont montré que le RTS,S conférait une protection partielle d’environ 36% contre le paludisme chez le jeune enfant (5 à 17 mois).

Le vaccin ne permettra donc pas, à lui seul, d’atteindre les objectifs fixés par la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030, qui vise à réduire l’incidence du paludisme et les taux de mortalité d’au moins 90 % d’ici 2030, et à éliminer la maladie dans au moins 35 pays.

Sur la bonne voie

L’OMS rappelle « qu’en Afrique subsaharienne, région qui supporte 90% de la charge mondiale du paludisme, plus de 663 millions de cas ont été évités depuis 2001. Les moustiquaires imprégnées d’insecticide ont eu le plus fort impact, représentant, selon les estimations, 69% des cas évités grâce aux moyens de lutte ».

Les enfants de moins de 5 ans restent les premières victimes de cette maladie transmise par les moustiques, qui a provoqué 429 000 décès en 2015. On estime qu’un enfant meurt du paludisme toutes les deux minutes dans le monde.

 

Sri Lanka-1, Malaria-0

Après une lutte de longue haleine, le Sri Lanka a finalement vaincu le paludisme. Transmise par les moustiques, cette maladie est pourtant coriace: en 2015, plus de 200 millions de personnes étaient infectées dans le monde, et presque 500 000 en sont mortes.

Il y a 50 ans, le Sri Lanka était l’un des pays les plus touchés du monde. Les cas y sont restés nombreux jusqu’à l’an 2000, date à laquelle des campagnes d’éradication ont été lancées. C’est en misant sur la prévention et le dépistage, ainsi que sur le traitement rapide des malades, que les autorités sanitaires sont venues à bout du fléau.

En 2001, le nombre de cas avait déjà chuté de 68%! L’introduction massive de certains insecticides pour éliminer les moustiques, la distribution de moustiquaires à large échelle et la mise sur pied de cliniques mobiles ont permis d’intervenir en zone rurale, où vivent encore 80% des habitants. Le pays est le deuxième d’Asie à avoir éradiqué la maladie, après les Maldives. Sans surprise, les îles ont un avantage : le parasite ne peut pas y remettre le pied facilement.

 

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