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Sciences

1 saucisse canadienne sur 5 est frauduleuse

10-08-2017

Le contenu réel des saucisses achetées au supermarché pourrait vous surprendre, rapporte une étude canadienne.

Vous pensiez vous délecter de saucisses à la dinde? Pensez-y à deux fois : elles pourraient ne contenir que du poulet.

Dans une étude financée par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et publiée dans Food Control, des chercheurs de l’Université de Guelph ont observé que 20 % des saucisses provenant des tablettes de supermarchés contenaient un autre type de viande que celui annoncé sur l’emballage. Dans 5 % des cas, le type de viande contenue dans les saucisses n’était tout simplement pas celui annoncé.

L’équipe a sélectionné un échantillon de 100 paquets de saucisses achetés au hasard dans des établissements d’alimentation des quatre coins du pays. Chaque produit contenait soit du bœuf, du porc, du poulet ou de la dinde. Puis, ils en ont examiné le contenu à l’aide de la technique de classification moléculaire du « code-barres génétique » (DNA barcoding). Cette technique relativement récente est de plus en plus utilisée pour étudier la traçabilité des aliments, notamment.

Fraude alimentaire

Sur les 100 paquets analysés, la vaste majorité (95 %) contenait le type de viande sous lequel ils étaient commercialisés. Dans certains cas, des traces d’un autre animal étaient toutefois détectables. Par exemple, sept des 27 saucisses de bœuf inspectées renfermaient également de la viande de porc. En outre, cinq des 15 saucisses à la dinde examinées en étaient exemptes – elles étaient plutôt faites à base de viande de poulet.

Dans un cas précis de saucisse de porc, des traces de viande chevaline ont été trouvées. À la suite de tests effectués sur plus de 7000 produits de bœuf, la Commission européenne rapportait en 2013 que 5 % contenaient des traces de viande de cheval. Cette étude découlait d’ailleurs de la fraude à la viande de cheval qui secouait le Vieux Continent à l’époque.

Mise sur pied à l’origine pour valider l’efficacité de la technique du code-barres génétique, cette étude pourrait maintenant être menée à plus grande échelle par l’ACIA, rapporte le Globe and Mail.

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