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14 juillet 2026
Temps de lecture : 4 minutes

Quand la beauté guide la science

Amibe Amoeba proteus. Photo : Chloé Savard.

Équation élégante, motif esthétique, structure symétrique, démonstration simple… la recherche scientifique est souvent guidée par une quête de beauté.

La microbiologiste québécoise Chloé Savard, mieux connue sous son identifiant Instagram @tardibabe, a bâti sa notoriété sur les réseaux sociaux à coup d’images sublimes, qu’elle génère à partir de son microscope. Au cours des dernières années, sans filtre ajouté, seulement en modifiant les réglages de son instrument, elle a notamment révélé à son million d’abonnés que les fientes d’oiseaux ont en réalité l’apparence de cristaux et qu’à l’intérieur d’une fine tranche de pomme de terre se cache un arc-en-ciel de granules scintillants.

Sur les lames de son microscope, elle dépose toutes sortes d’échantillons collectés tantôt dans les flaques d’eau et les fissures de trottoir de son quartier, tantôt chez elle, par exemple dans son aquarium ou encore dans son réfrigérateur. Son identifiant en ligne est un clin d’œil à son affection particulière pour les tardigrades, ces invertébrés micro­scopiques mesurant moins d’un millimètre et reconnus pour leur résistance aux conditions extrêmes.

Alors que Chloé Savard se destinait à une carrière en musique, sa fascination pour la beauté infinie tapie dans l’infiniment petit l’a incitée à faire un virage à 180 degrés vers la science durant la pandémie de COVID-19. « Mon cerveau n’en revenait pas de tout ce qui existe dans l’invisible, dans ce qui nous entoure.

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