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20 janvier 2026
Temps de lecture : 4 minutes

Impact environnemental de la recherche: place à la décroiscience?

Photo en gros plan: du matériel de laboratoire à usage unique jeté pêle-mêle: plaquettes multipuits en plastique transparents, embouts de pipette et gants de latex bleu.

Photo: Shutterstock

À l’instar du reste de la société, les scientifiques s’interrogent sur les impacts environnementaux de leur mode de vie… et donc de leur profession. Si plusieurs font de petits gestes pour les limiter, les changements plus radicaux se font toujours attendre.

Pour réaliser leur collecte d’ADN dans les principales rivières de l’île d’Anticosti, David Deslauriers et son équipe auraient pu prendre le volant d’une camionnette. Normal : la taille de ce bout de terre inscrit depuis 2023 au patrimoine mondial de l’UNESCO est comparable à celle de la Corse ! À la place, les sept scientifiques attachés à l’Institut des sciences de la mer de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) ont opté pour un moyen de transport plus rudimentaire : leurs jambes. Munis de ce qu’ils pouvaient transporter dans leur sac à dos, ils ont parcouru l’été dernier plus de 500 km à pied en 14 jours afin de caractériser les rivières Vauréal, Jupiter et Chicotte, entre autres.

Grâce à cette expédition, disons, sportive, le professeur spécialisé en écologie et en physiologie des poissons à l’UQAR souhaitait prouver qu’il est possible de mener de la recherche en région éloignée sans pour autant faire exploser son empreinte carbone. « J’ai toujours éprouvé un certain malaise envers les missions arctiques aux moyens démesurés, affirme David Deslauriers.

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