Que cherchez-vous ?

Publicité
15 mai 2026
Temps de lecture : 1 minute

Routes innovantes, pollution de l’air et orthographe : voici les sujets gagnants de Ma thèse en 180 secondes

Benoit Chaussé, Sarah Boukhames et Antoine Gillet, lors de la soirée MT180 le 13 mai 2026. Photo fournie par l’Acfas.

La finale nationale du concours Ma thèse en 180 secondes s’est tenue le 13 mai dernier dans le cadre du Congrès de l’Acfas, à Trois-Rivières. Ce concours prestigieux permet à des étudiants et étudiantes au doctorat de présenter leur sujet de recherche en 3 minutes maximum. Voici les récipiendaires des trois premiers prix, qui ont exposé leurs travaux avec concision et clarté.

Premier prix du jury et du public : Sarah Boukhames

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », disait Lavoisier. Sarah Boukhames, doctorante en génie civil à l’Université du Québec à Chicoutimi, s’est inspirée de ce célèbre adage pour transformer son sujet de thèse en une présentation vivante, aux enjeux parlants pour tout le monde : la durabilité des routes au Québec! Son objectif : améliorer la « recette » de l’enrobé bitumineux qui recouvre la chaussée, tout en revalorisant des déchets encombrants. Elle travaille sur les résidus de bauxite, souvent appelés « boues rouges », qui proviennent du raffinage de l’aluminium. La production d’une tonne d’aluminium génère environ 2 tonnes de ces résidus – ce qui pose des défis importants de stockage. En remplaçant une partie des granulats et du bitume qui composent l’enrobé des routes par des résidus de bauxite, Sarah Boukhames a réussi à mettre au point un revêtement durable et solide qui pourrait améliorer la qualité de notre réseau routier.

Deuxième prix du jury : Antoine Gillet

Antoine Gillet, doctorant en biologie à l’Institut national de la recherche scientifique, s’intéresse à l’air urbain et à ses effets sur la santé humaine. Il a rappelé que l’air contient des milliers de substances chimiques, dont des perturbateurs endocriniens, qui peuvent interférer avec nos hormones. Si leur concentration dans l’eau ou les cosmétiques, par exemple, est bien connue et étudiée, leur présence dans l’air l’est nettement moins. Pour combler cette lacune, l’étudiant utilise des capteurs placés à Montréal qui lui permettent d’extraire le « cocktail chimique » présent dans l’air. De retour au laboratoire, il expose des cellules humaines à ces substances, ce qui lui a permis de démontrer qu’il y a bel et bien une activation des mécanismes hormonaux. Quand on sait qu’on respire 20 000 fois par jour toute notre vie, la recherche d’Antoine Gillet sur ces polluants omniprésents revêt toute son importance.

Troisième prix du jury : Benoit Chaussé

Enseigner l’orthographe autrement : c’est l’objectif de Benoit Chaussé. Doctorant à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et ancien enseignant, il a eu lui-même des difficultés dans son enfance à maîtriser les règles épineuses de la langue française. Il est toutefois convaincu qu’en apprenant aux élèves à se poser les bonnes questions lorsqu’ils écrivent, il est possible de les aider à s’améliorer rapidement. Mais il faut pour ça un enseignement individuel, pas toujours facile à mettre en place… Son idée : un système de tutorat par les pairs, qu’il teste dans le cadre de son doctorat en milieu collégial. Dans sa présentation émouvante, Benoit Chaussé a rappelé qu’un enfant sur deux en 5e secondaire échoue au critère de l’orthographe lors de l’épreuve ministérielle de français. Il y a donc urgence à améliorer les techniques d’enseignement!

Laissez un commentaire
S’abonner
Notification pour
*Votre courriel ne sera pas affiché publiquement
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Publicité