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27 avril 2017
Temps de lecture : 1 minute

Myostatine : la pilule de l’exercice?

Une nouvelle étude suggère qu’inhiber la production de myostatine chez les personnes obèses pourrait les aider à améliorer considérablement leur santé.

Des chercheurs américains se sont intéressés à cette protéine à cause de son rôle clé dans la régulation de la croissance des muscles. Par le passé, il a été démontré que les individus qui produisent beaucoup de myostatine ont une faible masse musculaire. Tout le contraire de ceux qui en fabriquent moins et qui sont ainsi plus « sculptés » que la moyenne des ours.

Par exemple, une étude publiée en 2004 dans le New England Journal of Medicine rapportait le cas anecdotique d’un jeune enfant allemand incapable de produire de la myostatine. Cette rare particularité génétique lui a conféré un corps de Monsieur Univers à l’âge de 7 mois… et le titre de bébé Superman! Les photos valent le coup d’oeil.

L’hypothèse veut que les personnes en surpoids produisent des quantités abondantes de myostatine, ce qui les limite dans la réalisation d’activité physique. Les scientifiques parlent d’un « cercle vicieux ».

Souris mutantes

Pour mettre à l’épreuve leur hypothèse, les chercheurs du Centre de biologie vasculaire de l’Université Augusta, en Géorgie, ont élevé quatre groupes de souris afin qu’elles soient tantôt obèses ou minces, tantôt en mesure de produire beaucoup de myostatine ou pas du tout. Le but : valider l’impact de la myostatine sur une foule de marqueurs de santé cardiovasculaire et métabolique.

Des quatre groupes de souris mutantes, ce sont celles dénuées de myostatine qui ont présenté le meilleur bilan de santé. En plus d’être tout particulièrement musclées, ces souris avaient un cœur et des reins sains et ce, peu importe qu’elles soient obèses ou minces.

Chez les deux souris produisant beaucoup de myostatine, l’histoire était tout autre. Le cœur et les reins des rongeurs étaient mal en point. Encore une fois, le chiffre sur le pèse-personne n’avait aucune incidence sur le bilan de santé.

Les résultats de ces travaux ont été présentés cette semaine au rendez-vous annuel de la Société américaine de la physiologie de l’exercice.

Potentiel thérapeutique

Cette étude valide le potentiel thérapeutique de la myostatine pour traiter l’obésité, affirment les chercheurs.

« À terme, nos recherches pourraient servir à créer une molécule qui ihnibe la production de myostatine chez l’humain, imitant ainsi les effets de l’exercice. Une telle pilule serait aussi utile pour combattre des maladies où une fonte musculaire survient, comme le cancer ou la dystrophie musculaire », poursuivent-ils.

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