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15 décembre 2025
Temps de lecture : 4 minutes

Découvrez des idées de lectures et d’activités pour stimuler votre curiosité cet hiver

Illustration: Shutterstock

Voici notre sélection culturelle! Il y en a pour tous les goûts!

Écouter

Le vortex de Lyme

En 2019, le pharmacien et vulgarisateur scientifique Olivier Bernard avait consacré un épisode de son émission de télé Le Pharmachien à la maladie de Lyme. Il avait notamment déboulonné l’idée qu’il existerait une version chronique de cette infection, à la consternation de nombreuses personnes souffrant de graves symptômes qu’elles attribuent à cette pathologie. Voici que l’animateur replonge en format balado dans ce dossier brûlant, poussé par de récents drames médiatisés, dont le suicide de la jeune Amélie Champagne, qui estimait être atteinte de la maladie chronique de Lyme.

Au fil des dix épisodes du Labyrinthe de Lyme, Olivier Bernard tente une approche plus fouillée qu’à la télé, mais surtout plus empathique envers ceux et celles qui pensent souffrir d’une forme chronique de la maladie. « Depuis des années, je me faisais dire par ces gens qu’ils s’étaient sentis vraiment brimés par le contenu [de l’émission de télé], raconte-t-il à Québec Science. Ça me troublait quand même. Que j’aie eu tort ou raison, je me disais que le plus important, c’était de les écouter. Alors, j’ai essayé de construire des ponts, de rétablir une certaine confiance, puis de trouver peut-être des solutions avec ces personnes. »

Dans Le labyrinthe de Lyme, Olivier Bernard « déconstruit [ses] réflexes », avance en zigzag dans sa quête, ouvrant une porte à un moment donné pour mieux y revenir plus tard. Il dénoue aussi certains mythes et accumule les témoignages éclairants et touchants. Il met également en lumière tout un système bien huilé et dangereux se revendiquant de la maladie de Lyme et impliquant des tests douteux et des médecins « spécialistes », qui finissent souvent par prescrire des quantités dangereuses de médicaments. Une posologie « violente », estime l’animateur-pharmacien.

« Ces patients vulnérables sont prêts à essayer à peu près n’importe quoi, et on peut les comprendre. Quand tu ne vas vraiment pas bien et que tu n’as pas trouvé d’interlocuteur dans le système de santé, qu’est-ce que tu fais ? lance Olivier Bernard. Mais c’est sûr qu’à un moment donné, il faut cesser de se voiler la face et voir qu’il y a une business très puissante derrière ça. »

Le labyrinthe de Lyme, Dérives, Olivier Bernard, 10 épisodes de presque une heure, disponibles sur OhDio.

 

Regarder

Photo: Télé-Québec

Les Débrouillards reviennent à l’écran

« Les Débrouillaaaaards… On pitonne, on zigonne, on patente, on invente ! » C’est ce qu’entonnaient les enfants des années 1980 et 1990 quand le générique de l’émission de vulgarisation scientifique Les Débrouillards démarrait à l’écran. Vous souvenez-vous, dans ces images, de la fusée qui décollait devant des feux d’artifices ? Bonne nouvelle ! À la rentrée, les Debs ont repris vie à la télévision sur les ondes de Télé-Québec – et sur toutes les plateformes numériques de la chaîne publique. La nouvelle production s’appelle Drôlement Débrouillards, d’après le slogan « Drôlement scientifique » du magazine Les Débrouillards. La biologiste passionnée de vulgarisation scientifique Vikie Pedneault sera aux commandes de l’émission.

« Drôlement Débrouillards, c’est vraiment une exploration ludique et intelligente de ce que sont les phénomènes scientifiques », explique la jeune trentenaire, qui est aussi humoriste, comédienne et plus ou moins influenceuse. Présente sur les plateformes numériques grâce à son compte @Biolovik, la native d’Alma s’amuse avec les codes du Web.

« Le but de l’émission, c’est de toucher principalement les 8 à 12 ans, dit l’animatrice. Après, les parents y trouveront aussi leur compte. » Le choix du réalisateur Mathieu Pichette, qui fait aussi la narration, va dans ce sens : sa touche toujours décalée a déjà fait ses preuves, entre autres, avec les émissions Les pieds dans la marge et Sérieux ?.

Drôlement Débrouillards ne mime pas les anciennes moutures de l’émission, mais elle en reprend certains « éléments forts », comme la présence de musique et les sketchs. Chaque épisode, d’une durée de 7 minutes, propose un défi original qui permet de discuter de différents phénomènes scientifiques. Des personnalités publiques, comme Luc Langevin et Claude Cobra de Bleu Jeans Bleu, sont aussi de la partie.

« C’est sûr que c’est extrêmement rythmé, il faut faire rentrer beaucoup d’éléments en très peu de temps, dit Vikie Pedneault. On se sert de la narration et on utilise des structures vraiment simples, claires et concises qui répondent bien aux codes d’attention des jeunes d’aujourd’hui. » Et elle insiste : tout ça se fait dans le plaisir, « parce que la science, ce n’est pas obligé d’être très académique ni moralisateur ».

La marque des Débrouillards existe aussi en format balado, Le guide de survie des Débrouillards, animé par notre journaliste Raphaëlle Derome. Au moment où ces lignes étaient écrites, le magazine faisait l’objet d’une offre de rachat par Bayard, l’entreprise française qui en était la copropriétaire jusque-là avec l’Agence Science-Presse et le réseau Technoscience.

Drôlement Débrouillards, sur toutes les plateformes de Télé-Québec, 12 épisodes de 7 minutes. Animation de Vikie Pedneault, réalisation de Mathieu Pichette.

 

Photo: (Kapsur) Ismael Mossadeq (Comète – Studio Animé)

Découvrir le territoire, un enfant à la fois

La télévision francophone ontarienne TFO diffuse sur sa plateforme Web la série documentaire jeunesse Kapsur, destinée aux 9 à 12 ans. Cette production n’est pas uniquement scientifique. Au cours de la vingtaine d’épisodes, d’une durée de 15 minutes chacun, on apprend beaucoup au sujet du territoire canadien, de ses particularités géographiques, de sa faune et sa flore. On plonge par exemple dans la vie de Julian, à Whitehorse, au Yukon. Au fil de son quotidien, on en apprend un peu plus sur le saumon Chinook, qui est en danger, et on découvre le soleil de minuit. En nous faisant entrer dans de multiples maisons, Kapsur (comprendre « cap sur »…) nous fait explorer plusieurs parcelles de vies et toutes sortes de traditions. On voyage d’Évangéline, à l’Île-du-Prince-Edouard, à Mani-utenam, au Québec, puis, on continue de l’Ontario jusqu’en Colombie-Britannique. Le tout est rempli de superbes images des quatre coins du pays. La narratrice hors-champ qui nous guide tout le long propose même des jeux-questionnaires !

Kapsur, série documentaire réalisée par Marie-France Laval et Ania Jamila, 20 épisodes de 15 minutes diffusés sur www.tfo.org.

 

Photo: Juan Felipe Orozco Cano

Un trou dans l’espace-temps

Pour les prochains mois, les dômes immersifs du Planétarium de Montréal diffuseront Trous noirs : horizons inconnus, un documentaire produit initialement pour le Planétarium de Madrid, mais disponible ici en anglais et en français – avec la voix de la comédienne Rose-Marie Perreault. En une trentaine de minutes, le film prend le temps d’expliquer la nature réelle des trous noirs. Il n’est pas simple de comprendre la déformation du temps et de l’espace dans les alentours de ces astres, mais le médium du film immersif est tout à fait adéquat pour plonger dans ces sujets. Trous noirs : horizons inconnus est recommandé aux 12 ans et plus. Les jeunes enfants pourront malgré tout y trouver du plaisir grâce aux images spectaculaires. On en sort humble, ravi et… joliment confus !

Trous noirs : horizons inconnus, au Planétarium de Montréal, 32 minutes. Jusqu’au 3 mai 2026.

 

Photo: Josué Bertolino

Naître et réfléchir

Donner la vie, c’est l’une des plus belles choses soit. Mais c’est parfois difficile et il faut un peu d’aide de la science. Ou même beaucoup ! La série documentaire Naissances du futur, réalisée pour Savoir média par Claudie Simard (Sages et rebelles), s’attarde en détail sur les défis de la procréation. On suit des médecins spécialistes aux commandes d’instruments de pointe, mais aussi des scientifiques, des couples et des familles. Au fil des six épisodes, Naissances du futur explore aussi les questions éthiques soulevées par de nombreuses situations. Celles-ci, réalise-­t-on, vont se multiplier et se complexifier au fil des avancées. Par exemple, on voit arriver des utérus artificiels pour grands prématurés. Et que faire de tous ces embryons congelés qui croupissent à -196 °C et dont le nombre va augmenter ? Malgré des plans de coupe un peu redondants – des fruits qui murissent, des bourgeons et des enfants au parc –, cette série pertinente et bien conçue mérite le détour.

Naissances du futur, Claudie Simard, 6 épisodes de 30 minutes disponibles sur le site Web de Savoir média.

 

Photo: PVP MEDIA

La médecine au scalpel

Après avoir exploré des domaines comme l’orthopédie, la chirurgie plastique et la psychiatrie, la série documentaire sur la médecine spécialisée De la scie au bistouri est de retour pour une troisième saison avec six nouvelles disciplines. En compagnie de l’amusante Catherine Ethier à la narration, la série montre l’évolution et les progrès de l’hématologie, de la gastroentérologie, de la traumatologie, de la dermatologie, de l’infectiologie et des infections transmises sexuellement et par le sang. Chaque épisode, réalisé par Karina Marceau, suit des patients et patientes, revient sur l’histoire de chaque discipline et sur les innovations remarquables qui les ont fait évoluer, tout en mettant en avant les spécialistes qui pratiquent ces métiers avec passion.

De la scie au bistouri, 6 épisodes de 28 minutes à regarder sur Savoir.média.

 

Photo: Jérôme Delafosse/Fabrice Schnöller/Imagissime/Miluna Productions

Un amour d’espion

En 2019, un béluga muni d’un harnais surgit dans le nord de la Norvège, soupçonné d’avoir fui une base militaire russe. Baptisé Hvaldimir par les internautes, il est rapidement devenu une célébrité virale, rapportant des cellulaires échappés dans l’eau, jouant au rugby, cherchant les caresses. Dans #Hvaldimir : la véritable histoire du béluga espion, le réalisateur Jérome Delafosse suit Fabrice Schnöller, un scientifique intrigué par la communication interespèces, et sa fille Morgane dans les fjords pour documenter les interactions avec Hvaldimir avant son décès, en 2024. Un testament sur un animal hyperintelligent et les enjeux éthiques liés à son amour peu commun pour les humains.

#Hvaldimir : la véritable histoire du béluga espion, réalisé par Jérôme Delafosse et Fabrice Schnöller, diffusé le 1er décembre à 19 h à ICI Explora, et en rattrapage sur l’Extra de Tou.tv.

 

Lire

Parkinson : le b.a.-ba en bédé

Malheureusement, il est fort probable que quelqu’un de votre entourage soit touché par la maladie de Parkinson. Cette atteinte neurodégénérative frappait en 2019 plus de 20 000 personnes au Québec, un nombre en augmentation forte dans les dernières décennies. Voici une courte bande dessinée qui bénéficiera au public, ainsi qu’aux personnes atteintes désirant en apprendre plus sur cette maladie. Au fil des explications très claires et des illustrations efficaces et évocatrices, on découvre les bases du Parkinson, y compris la diversité sous-estimée des symptômes – et donc des cas de figure. Le récit nous aide aussi à comprendre l’impact de la maladie, au-delà des tremblements, dans toutes les facettes de la vie des personnes atteintes, mais aussi celles de leurs partenaires, dont le quotidien change, inévitablement et radicalement. À l’aide de son narrateur anonyme, Parkinson ? aborde des enjeux médicaux, émotifs, banals et existentiels.

Parkinson ? Olivier Robin, Marina León et Blanche, éditions Moelle Graphik, 48 pages.

 

En accord avec son corps

On s’intéresse souvent au corps d’un point de vue médical, et à raison ! Mais, dans son premier essai, l’autrice et scénariste Jessica Beauplat plonge dans le sujet sous les angles morphologique, socio­logique et presque culturel. Au fil de cette plaquette à la mise en page aérée, au graphisme évoquant les lettrages sportifs, Beauplat écrit sur notre rapport au corps, sur la perception qu’on a de lui, sur ses mouvements, sur ce qu’on attend de lui en société. Et, évidemment, sur les conséquences de ce que le miroir déformant de nos écrans nous renvoie. L’autrice multiplie les entrevues qui prennent des allures de témoignages. Elle n’hésite pas à citer des œuvres actuelles et populaires pour nous faire réfléchir. Chansons, films, vidéo­clips et autres mots-clics dirigent ici notre lecture. Le corps dans tous ses états est une main tendue, une porte d’entrée pour explorer davantage les rôles qu’on attribue à notre enveloppe de chair.

Le corps dans tous ses états, Jessica Beauplat, Écosociété « Radar », 120 pages.

 


Roadtrip nordique

Quand on allume les lumières ou qu’on branche le grille-pain, on ne pense pas souvent à la provenance de l’électricité qui court dans les murs de nos maisons. L’animatrice radio Annie Desrochers, elle, a un lien un peu différent avec ces petits gestes du quotidien. Son grand-père, Paul Desrochers, a été un des piliers du développement des grands barrages hydroélectriques de la Baie-James, véritables dynamos du Québec. Dans la bande dessinée Transmission : les héritages de la Baie-James, elle part à l’aventure avec trois de ses enfants, à la découverte du territoire, mais aussi de son histoire familiale teintée de drames. C’est Christian Quesnel, à qui l’on doit le roman graphique Dédé et aussi Mégantic, un train dans la nuit, qui transpose en dessin cet univers d’abord créé sous la forme d’un balado disponible sur la plateforme OhDio. Le découpage dynamique et la touche de Quesnel, qui flirte avec l’aquarelle, nous permettent de plonger dans le récit, comme si le papier allait aussi nous absorber.

Transmission : les héritages de la Baie-James, Annie Desrochers et Christian Quesnel, Écosociété « Ricochets », 112 pages.

 

Nouveau regard sur Galilée

Voilà un livre qui aborde l’histoire et la science, plus spécialement l’astronomie, avec un angle d’attaque fort original. L’ambassadeur de Galilée nous plonge dans la vie de l’illustre observateur du ciel, mais du point de vue d’un notable qui veillait sur lui, soit Francesco Niccolini, ambassadeur à Rome du grand-duc de Toscane. L’auteur et professeur à l’UQAM Yves Gingras et son acolyte retraité William R. Shea changent la lentille habituelle du récit biographique, en se mettant dans la peau de Niccolini. C’est donc un livre au « je » qui s’amuse à structurer les aléas de la vie de Galilée à partir de la riche correspondance entre le politicien et le savant. Dans ce récit très axé sur les jeux de coulisses et la politique – le pape jouant un rôle central –, les auteurs citent tout de même de nombreuses sources et agrémentent les pages de gravures représentant les principaux personnages. Au fond, ce livre adopte presque une approche balado, incarnée et engagée dans une quête. Au cœur de celle-ci : la publication de l’ouvrage fondateur Dialogue sur les deux grands systèmes du monde.

L’ambassadeur de Galilée, Yves Gingras et William R. Shea, Éditions du Boréal, 304 pages.

 


Le cycle éternel

« Dans la mesure où chaque cellule naît d’une cellule existante, la vie génère la vie », écrit l’auteur et biologiste français Christian Sardet dans son dernier ouvrage Les cellules : une histoire de la vie. Le livre, d’abord paru en Europe en 2023, arrive ces jours-ci sur nos tablettes chez MultiMondes. L’auteur, qui illustre lui-même une vaste partie de l’ouvrage, nous offre un voyage dans le temps, à la recherche des premiers moments de la vie. On part de la cellule ancestrale et on suit son évolution jusqu’à aujourd’hui. De page en page, on avance à petits pas, en complexifiant tranquillement les savoirs. Christian Sardet vulgarise joliment des concepts pas nécessairement simples, sépare les informations en petits segments, tisse son récit au fil des découvertes scientifiques. Lecteurs et lectrices sont finalement récompensés : plus on avance, plus on se rapproche de concepts et d’organismes que l’on connaît et que l’on comprend maintenant mieux. Le livre est un délice pour les yeux et on y trouve aussi des codes QR pour consulter, entre autres, des sources vidéo.

Les cellules : une histoire de la vie, Christian Sardet, Éditions MultiMondes, 224 pages.

 

En pièces détachées

Il y en aurait long à dire sur Pour faire une histoire courte : le corps ! L’historien Laurent Turcot y raconte l’évolution des mœurs et de la science, non pas par le prisme des membres ou des organes, mais plutôt à travers le rapport aux gestes quotidiens, comme se maquiller, changer un bébé, cracher, aller aux toilettes… Chaque sujet se dévoile au fil d’anecdotes fouillées, sélectionnées avec soin, que sa complice Héloïse Le Glaunec illustre avec brio (et culot !). Pas facile de dessiner la gonorrhée, mais sa plume colorée réserve bien des surprises au lectorat ! À lire à petites doses pour savourer leurs plus ahurissantes trouvailles.

Pour faire une histoire courte : le corps, Laurent Turcot et Héloïse Le Glaunec, Éditions Hurtubise, 168 p.

 

La science sans œillères

Si l’humain aime ranger les choses dans des cases, la nature est beaucoup plus fluide. Dans Game ovaire : pour en finir avec les arguments scientifiques sexistes et périmés, la journaliste scientifique Lucia Sillig se fait un plaisir de regarder les angles morts du discours scientifique et de déconstruire les idées reçues (dont plusieurs sont encore enseignées dans les écoles). La physicienne de formation s’attaque, un sourire en coin, à la femme préhistorique, définie comme cueilleuse (elle est aussi chasseuse et guerrière), au machisme mythique du mâle alpha et au prétendu désinvestissement paternel, loin de caractériser toutes les espèces. La matière est parfois compacte, mais sa pertinence compense largement.

Game ovaire : pour en finir avec les arguments scientifiques sexistes et périmés, Lucia Sillig, Québec Amérique, 170 p.

 

Carburant pour l’esprit

Vous vous êtes déjà demandé si les plantes font de la photosynthèse les soirs de pleine lune ? Si les humains sont les seuls animaux à voter ? Ou si les insectes peuvent faire de l’embonpoint ? Ce ne sont que quelques-unes des 5000 questions auxquelles les brillants collaborateurs et collaboratrices de l’émission Moteur de recherche ont répondu au cours des 8 dernières années sur les ondes d’ICI Première (du lundi au jeudi, de 19 h à 20 h). On peut maintenant les lire dans Moteur de recherche – Le livre, avec d’autres questions du public choisies par l’animateur Matthieu Dugal et son équipe, dont fait partie notre chroniqueuse Gabrielle Anctil. On y retrouve tout ce qui fait le succès de l’émission : des réponses rigoureuses sur un ton décontracté, accessible, portées par les meilleures voix de la science d’ici. Le tout relevé par les illustrations pleines d’esprit du bédéiste Francis Desharnais. Un cadeau de Noël futé à offrir sans se poser de questions !

Puisque Moteur carbure à fond la caisse, un nouveau rendez-vous radio s’est ajouté cet automne, consacré aux questions des jeunes, le vendredi de 19 h à 19 h 30.

Moteur de recherche – Le livre, par Matthieu Dugal avec la collaboration de son équipe radio, illustré par Francis Desharnais, Éditions La Presse, 240 p.

 

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Photo : Paul Labonne

Une histoire de soins et de solidarité

Les hôpitaux ont bien changé depuis l’époque des hôtels-Dieu où malades, pèlerins et personnes âgées s’entassaient dans une vaste salle commune attenante à une chapelle. Les femmes, telles Jeanne Mance, la fondatrice de l’Hôtel-Dieu de Montréal, en tenaient les rênes pendant que les nobles ouvraient des établissements pour assurer leur salut. C’est dans cet univers que le Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal convie le public avec Médecine et charité, les hôtels-Dieu du Moyen Âge à la Nouvelle-France.

Créés au 5e siècle dans le but d’accueillir les plus vulnérables, les hôtels-Dieu incarnaient l’idée de la charité chrétienne. Les établissements français ont servi de modèles à ceux d’ici, par leur architecture, leur vocation, la contribution des communautés religieuses, mais aussi par la place que les pionnières ont pu s’y tailler. « Il y a peu de secteurs où les femmes ont pu faire valoir leurs connaissances et leur savoir-faire comme administratrices, par exemple », explique le directeur général du musée, Paul Labonne. Le commissaire de cette exposition d’envergure internationale l’illustre en évoquant Marguerite de Bourgogne, fondatrice de l’Hôtel-Dieu de Tonnerre en 1293. « Elle a innové en instaurant un système administratif destiné à protéger le site contre les poursuites d’héritiers et assurer la continuité des institutions. »

La richesse patrimoniale des hôtels-Dieu est révélée au public par l’intermédiaire de plus de 150 artefacts, dont une centaine provient d’un partenariat avec la France. Un vitrail à l’effigie de Mme de Bourgogne, des sculptures de l’hôtel-Dieu de Beaune, des bijoux, des livres de médecine sont autant de témoins du dévouement féminin et de l’évolution des soins à l’origine des hôpitaux.

Médecine et charité, les hôtels-Dieu du Moyen Âge à la Nouvelle-France, au Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal jusqu’au 13 septembre 2026. museedeshospitalieres.qc.ca/

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