Voici ce qui a retenu l'attention de notre journaliste dans le monde culturel: une balado sur la conquête de la Lune, un documentaire sur le dépérissement de la Grande barrière de corail, une exposition immersive ainsi que deux suggestions de livres.
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Photo: NASA
Balade cosmique
La Lune au temps d’Apollo vulgarise et démystifie avec efficacité (et émotion !) les enjeux entourant la conquête de la Lune. Si certaines questions paraissent évidentes de nos jours, elles méritent tout de même qu’on s’y intéresse de nouveau, 50 ans plus tard, pour comprendre tous ces petits détails qui ont mené à ce « pas de géant pour l’humanité ». Une jolie porte d’entrée vers les autres épisodes du balado Voyage dans l’espace, un produit 100 % québécois du journaliste Claude Lafleur et du géographe Mathieu Rancourt, deux grands passionnés d’espace.
Voyage dans l’espace, épisode La Lune au temps d’Apollo. 55 minutes, sur iTunes, Soundcloud et sur la page facebook.com/voyagedanslespace
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Photo: The Ocean Agency/Xicatlin Seaview Survey/Christophe Bailhache
Au chevet des coraux
Pour accéder à une section de la Grande barrière de corail d’Australie, les artisans du documentaire Chasing Coral montent à bord d’un party boat sur lequel des fêtards dansent, ignorant complètement le drame qui se déroule sous leurs pieds. Cette métaphore de l’attitude de l’être humain envers le dépérissement de ce trésor naturel est l’une des images fortes du documentaire, primé au festival de Sundance.
À la manière du documentaire-choc, Chasing Ice, qui balançait en pleine figure l’ampleur des changements climatiques en observant en temps réel la fonte des glaciers, Chasing Coral révèle l’envergure de la tragédie en filmant, sur une période de deux mois, les derniers balbutiements de quelques colonies du plus grand récif corallien du monde. On y apprend le fonctionnement de ces organismes sim-ples en apparence, mais spectaculairement sophistiqués, tout en suivant l'équipe de tournage dans sa quête remplie de défis! Soutenu par une sublime direction photo, le film rappelle l’importance de cette partie fondamentale de l’écosystème, que nous tardons à protéger. Une heure trente fort instructive, à regarder en famille.
Chasing Coral, de Jeff Orlowski, (présenté sur Netflix, disponible en français).
Photo: Sandra Larochelle
De libellule à comète
Sans même sortir du Vieux-Montréal, vous pouvez, ces jours-ci, « toucher » un séquoia ou y grimper, ressentir le bourdonnement des battements des ailes d’une libellule qui explore une forêt et vivre les sensations fortes – et en « odorama » – du voyage de la comète 67P/chourioumov-Guérassimenko. Ces expériences sont parmi les meilleures œuvres immersives du moment, réunies pour l’exposition Particules d’existences, au Centre Phi. On y offre une dizaine de récits poignants, planants et amusants, couvrant autant les changements climatiques et les mystères de l’Univers que le pouvoir au féminin. Puisqu’un nombre limité de places est disponible pour chaque plage horaire de trois heures, il est fortement suggéré de réserver son billet en ligne au préalable.
Particules d’existence, jusqu’au 12 août 2018, au Centre Phi, phi-centre.com
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Déni démystifié
Las d’argumenter avec les créationnistes sur les forums de discussion, Thomas C. Durand, docteur en biologie végétale et vulgarisateur scientifique français, a voulu comprendre ses interlocuteurs. Telle est l’origine de L’ironie de l’évolution, un ouvrage dense et fouillé où il expose notamment les raisons de l’incompréhension envers la théorie darwiniste, tout en montrant comment les biais cognitifs (qui s’expliquent ironiquement par des mécanismes évolutionnaires) peuvent nous conduire à rejeter la théorie de l’évolution. Laborieux par moments, mais un point de vue d’une indiscutable originalité.
L’ironie de l’évolution, par Thomas C. Durand, Seuil, 247 p.
La vie avant la clé USB
Ah ! ce doux sentiment d’être un vieux croulant ! Surtout quand nos enfants tombent sur de vieilles disquettes carrées et notre chaîne haute fidélité à cinq CD qui, il n’y a pas si longtemps, étaient à la fine pointe de la technologie. Le livre On n’arrête pas le progrès présente, en six temps, l'évolution des objets de notre quotidien (lampe, calculatrice, tracteur) sur une double page joliment illustrée avec de courts textes explicatifs. Vous pourrez ainsi en boucher un coin aux plus jeunes en leur apprenant le poids du premier téléphone (4 kg!) et que le premier ordi prenait six secondes à réaliser une multiplication!
On n’arrête pas le progrès, par Pascale Hédelin, illustré par Félix Rousseau, Saltimbanque Éditions, 40 p.