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Société

De meilleurs apprentissages en nature

15-02-2018

L’enseignement des sciences en pleine nature rend les étudiants de niveau secondaire plus perméables aux apprentissages, conclut une nouvelle étude.

Pendant deux ans, 281 élèves allemands d’environ douze ans ont assisté à des «semaines de recherche» tenues dans le parc national de Berchtesgaden, en Bavière. Ils ont consacré deux journées complètes à des expéditions en nature à des altitudes de plus de 1000 mètres lors de ces séjours d’une durée de cinq à six jours.

Ce programme se base sur la matière enseignée lors des cours de science de première secondaire, soulignent les chercheurs norvégiens et allemands dans l’étude parue récemment dans Frontiers in Psychology. La phénologie des plantes, la météorologie et la glaciologie figurent notamment parmi les sujets abordés.

Avant et après leurs séjours, l’ensemble des élèves ont rempli des questionnaires d’évaluation de leur motivation. À la fin de chaque semaine, un sous-groupe d’étudiants a également été invité à discuter de son expérience d’école à l’extérieur.

Plus motivés

L’enseignement en peine nature comble davantage les besoins psychologiques fondamentaux des étudiants que son pendant en salle de classe, rapportent les scientifiques. De plus, ils éprouvent un plus grand sentiment d’accomplissement à la suite de ces escapades extérieures.

L’ensemble des participants se sont sentis plus autonomes, plus compétents et plus «près» de leurs pairs à la suite de l’intervention. Lorsque comblés, ces trois besoins se traduisent en de meilleurs apprentissages. Aucune différence entre les filles et les garçons n’a été notée.

La cerise sur le sundae : l’intérêt des jeunes envers les sciences et l’environnement était plus prononcé à la suite de ces expériences qu’avant. Selon les chercheurs, cette observation prend tout son sens dans le contexte du changement climatique planétaire, le « défi du 21e siècle », disent-ils.

Au Québec, l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, à Saint-Hubert, est l’une des rares à offrir un programme qui combine l’enseignement des sciences et le contact avec la nature.

Photo: Valerie Frimmer

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