Photo: Unsplash, Ilse Orsel
Les femmes comptent pour 29% des sans-abri. Des chercheuses donnent la parole aux femmes ayant vécu l’itinérance dans l’ouvrage collectif Penser l’itinérance au féminin .

Jacinthe Rivard (photo fournie par la chercheuse).
Les femmes sont rarement prises en compte dans les politiques de lutte contre l’itinérance au Québec, et ce, malgré le fait qu’elles vivent des réalités distinctes des hommes, comme la maternité et les violences sexuelles ou familiales. C’est le constat qu’établissaient en 2017 la regrettée chercheuse Céline Bellot et son équipe au terme d’une étude à grand déploiement menée dans sept régions de la province pendant deux ans. Leur rapport de recherche mentionnait alors « à quel point persiste une lecture masculine de l’itinérance ». Près de dix ans plus tard, il s’agit du plus récent portrait global de la situation des femmes de la rue au Québec. L’ étude Rendre visible l’itinérance au féminin a servi de matière première à la rédaction de l’ ouvrage Penser l’itinérance au féminin, codirigé par Elisabeth Greissler et Jacinthe Rivard, professeures à l’École de travail social de l’Université de Montréal . Autrefois membre de l’équipe de Céline Bellot, Jacinthe Rivard est également chercheuse associée à la Chaire de recherche sur l’évaluation des actions publiques à l’égard des jeunes et des populations vulnérables.