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Société

L’influence des parents sur la réussite scolaire des jeunes

06-09-2019

Photo: rawpixel/Pixabay

Selon une nouvelle étude québécoise, l’encadrement parental influence la réussite scolaire des adolescents.

Avant d’en arriver à ce constat, les chercheurs montréalais et américains (Université de Montréal, Université du Québec à Montréal et Université du Texas) avaient observé, en suivant le parcours d’élèves de 14 à 17 ans, que «40% des jeunes qui avaient décroché avaient vécu un événement stressant important dans les trois mois précédant leur départ de l’école».

Les chercheurs se sont demandé alors quelle était l’implication des parents lorsque leurs adolescents vivaient une crise majeure. Voulant creuser davantage ce volet, ils ont remarqué le manque de données sur le sujet. «Dans la littérature scientifique, il y a un désintérêt envers la contribution des parents. Malgré un certain nombre d’études sur le sujet, les résultats sont souvent flous et inconsistants», explique Éric Dion, professeur au Département d’éducation et formation spécialisées de l’UQAM.

Dans leur étude publiée dans Journal of Adolescence, les chercheurs ont examiné un sous-groupe composé de 108 adolescents vivant en milieu défavorisé, qui étaient inclus dans leur étude précédente, en regardant l’encadrement parental quelques mois avant que le jeune décroche de l’école.

Sans surprise, le risque de décrochage est élevé – 50% – lorsque celui-ci vit une situation familiale critique (par exemple, un cas de négligence où la Direction de la protection de la jeunesse est impliquée). Mais d’après ce que constate Éric Dion, «la plupart des décrocheurs provient de familles où la communication et l’encadrement sont minimaux» et ce, peu importe l’origine ethnique. Le risque est élevé autant chez les garçons que chez les filles.

Dans certaines situations, les parents sont désarmés et n’ont pas les habiletés nécessaires pour convaincre un jeune de poursuivre ses études. Dans d’autres cas, les parents ne réagissent pas face à des signes avant-coureurs de décrochage. «Le jeune arrête d’aller à l’école et reste à la maison, mais il n’y a aucune réaction vigoureuse de la part des parents», relate Éric Dion, qui n’a toutefois pas pu interroger les parents.

Selon le chercheur montréalais, ces résultats soulignent que l’on doit s’intéresser davantage au rôle des parents dans la persévérance scolaire en leur offrant une forme de soutien par des programmes de prévention.

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