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Société

ONG, humanitaire: Intégrer les savoirs locaux ?

07-05-2013

Pour freiner l’érosion des sols du Burundi, en Afrique de l’Est, le gouvernement et plusieurs ONG ont développé un projet de plantation d’arbres et d’arbustes sur les collines cultivées.

Mais les 2000 km de haies antiérosives plantées à Ngozi en 2007 avaient presque disparu en 2010, détruites ou modifiées par les agriculteurs qui les avaient pourtant mises en place.

C’est ce qu’a révélé l’étude de Geneviève Laroche, étudiante au doctorat en agroforesterie (université de Laval), menée auprès des agriculteurs de ce pays « aux 999 collines ».

Plusieurs facteurs expliquent cet échec: les agriculteurs n’ont  pas  été suffisamment impliqués dans le projet et leurs savoirs ont été ignorés. Dans les zones de pâturage, les paysans ne voulaient pas de haies mais ils n’ont pas été entendus. Aussi, les haies étaient constituées de plantes pouvant être utilisées dans la construction et donc ayant une valeur de vente.

« Le savoir scientifique gagnerait à être expliqué mais pas toujours à être imposé », a conseillé Geneviève Laroche. La réussite des projets dépend donc de la prise en compte des savoirs locaux.

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