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27-03-2018

Le réseau de l’Université du Québec a créé des emplois et fait gonfler le nombre de diplômés sur le marché du travail. Mais sa contribution économique est beaucoup plus large. Les chercheurs de ses établissements ont étudié, accompagné et propulsé des entreprises ou des secteurs d’activité au potentiel parfois sous-estimé. Un travail qui est loin d’être terminé.

Le bleuet sauvage est passé près de ne pas faire la fierté du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Dans les années 1970, les gels printaniers malmenaient les cultures et leur rentabilité. Pendant ce temps, le petit fruit se faisait abondant dans les provinces maritimes et l’est des États-Unis, des régions où le climat est adouci par l’océan. Comment tirer son épingle du jeu dans un tel marché ? Les producteurs de bleuets se sont tournés vers la science.

Chercheur à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), André Francœur s’est laissé convaincre de prendre le dossier en main. En 1979, il a organisé un colloque sur le sujet, puis a monté un projet de recherche visant à augmenter la production. Son équipe, notamment composée de biologistes, de géographes et d’un physicien, a étudié les sols, la végétation, la pollinisation par les insectes, mais surtout le climat à l’aide de techniques de télédétection. « On a ainsi mieux compris la dynamique des microclimats dans les grandes bleuetières », se rappelle André Francœur.

Dans 21 d’entre elles, les chercheurs ont expérimenté des solutions, comme des corridors déboisés pour permettre à l’air froid de circuler au lieu de se maintenir dans la clairière. Les découvertes ont été transférées, les années de récoltes perdues se sont raréfiées, les bleuetières ont augmenté leur productivité et toute une industrie a pris son essor.

Aujourd’hui, la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean possède 82 % de la superficie totale de la production québécoise du bleuet, dont les exportations internationales s’élevaient à 65 millions de dollars en 2017. « Ce n’est pas la Silicon Valley, mais c’est intéressant pour les régions du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord, où cela a créé des emplois, observe Marc-Urbain Proulx, professeur en science économique à l’UQAC. Il y a eu le développement d’un nouveau savoir-faire qui a généré de l’activité économique. »

Voilà l’une des retombées, parfois méconnues, de la mise sur pied du réseau de l’Université du Québec (UQ) qui, à l’origine, avait entre autres pour objectif de développer les régions. Non seulement ses établissements y ont créé des milliers d’emplois, mais ils ont augmenté le taux de diplomation en région qui est passé de 2 % à 17 % entre 1960 et 2014. De quoi fournir, hors des grands centres, de nombreux employés aux villes en manque d’effectifs.

« La formation de la main-d’œuvre spécialisée dans les domaines du génie, de la microbiologie, de la chimie, pour nous, c’est très important et l’UQ a un rôle majeur à jouer », témoigne Pierre Talbot, vice-président principal innovation de Premier Tech. Cette entreprise, qui exploite la tourbe de mousse de sphaigne, est devenue avec le temps un chef de file en matière d’innovation horticole et agricole. Ses activités s’étendent à toute la planète, mais elle recrute constamment à son siège social de Rivière-du-Loup où travaillent 1 200 personnes, dont plusieurs sont affectées à la recherche et au développement. En 2016, Premier Tech a d’ailleurs lancé un programme de bourse pour les étudiants au doctorat en ingénierie de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).

«Grâce aux savoirs, on peut développer de nouveaux produits pour décupler l’usage des ressources naturelles.»

Bruno Jean, professeur émérite de l’UQAR, spécialisé dans les questions de développement régional

Premier Tech n’est pas la seule à voir un intérêt dans les avancées scientifiques réalisées dans les établissements de l’UQ, puisque les entreprises régionales représentent 36 % du financement de source privée pour la recherche dans le réseau. « Les travaux menés par les chercheurs de l’UQ sont proches des attentes des acteurs de développement », souligne Bruno Jean, professeur émérite de l’UQAR, spécialisé dans les questions de développement régional.

Un bon exemple est celui de la collaboration entre l’Association de l’exploration minière du Québec et la Chaire en entrepreneuriat minier de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). De cette union est née une certification selon les principes du développement durable pour l’exploitation minière, puis des consultations auprès des parties prenantes impliquées dans le secteur minier ou affectées par celui-ci. « On est en train de finaliser une entente pour que la norme soit publiée, diffusée et gérée par un organisme indépendant », explique Suzanne Durand, titulaire de la Chaire. Elle espère que les investisseurs seront rassurés de faire affaire avec des entreprises respectueuses des bonnes pratiques environnementales, sociales et économiques.

Les mines, tout comme les pâtes et papiers, l’aluminium et la mer étaient des marchés « négligés par les universités traditionnelles localisées loin de ces ressources » avant la création de l’UQ, observe Bruno Jean. Ses établissements ont permis à ces créneaux de s’épanouir. L’UQAR, par exemple, a cofondé en 2000 le Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) afin de soutenir la croissance industrielle de ce secteur. Cet organisme implanté à Rimouski, désormais indépendant, détient plusieurs brevets et a généré des centaines d’emplois. Une preuve que l’avènement de l’économie du savoir n’entre pas en contradiction avec l’économie des ressources, selon Bruno Jean. « Grâce aux savoirs, on peut développer de nouveaux produits pour décupler l’usage des ressources naturelles », explique-t-il.

C’est d’ailleurs le but poursuivi par Jonathan Gagnon, professeur au département de biologie, chimie et géographie de l’UQAR. Le chimiste a développé une technologie qui tirera profit des carapaces de crevettes qui finissent la plupart du temps dans les déchets ou le compost. « Je vois les résidus de crustacés un peu comme le pétrole de demain, dit-il. C’est de la biomasse, de la matière organique intéressante, mais il faut trouver une façon de la valoriser. »

Sa découverte transforme le chitosane issu de ces carapaces en triméthylchitosane, un biopolymère antibactérien pouvant entre autres servir d’agent de conservation pour l’industrie pharmaceutique et cosmétique. Jonathan Gagnon a obtenu un brevet aux États-Unis, en 2016. Il espère que sa technologie, conçue pour être transférée en milieu industriel, augmentera la demande en chitosane, que des entreprises du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie seraient bien placées pour combler.

Propulseurs d’entreprises 

L’UQ a par ailleurs une solide expérience dans l’aide aux entreprises en démarrage. Les incubateurs et les accélérateurs, ces espaces dans lesquels des entrepreneurs sont épaulés au début de leur démarche d’affaires, se multiplient à Montréal depuis 2010, surtout dans le secteur des technologies. Mais, en 1996, ils étaient loin d’être à la mode.

Cette année-là, l’École de technologie supérieure (ÉTS) a pourtant eu l’idée de créer le Centre d’entrepreneurship technologique (Centech), un accélérateur qui aide ses professeurs et ses élèves à commercialiser leurs inventions ou à se lancer en affaires grâce à elles. De nombreuses compagnies y ont pris leur envol, dont Kinova Robotics. Fondée en 2006 par Charles Deguire et Louis-Joseph Caron L’Écuyer, cette entreprise, spécialisée dans les technologies robotisées du domaine de la santé, emploie aujourd’hui plus de 200 travailleurs à Boisbriand.

Des succès comme celui-là, Richard Chénier, directeur général du Centech, en souhaite plus. Beaucoup plus. « On veut créer un des meilleurs écosystèmes d’innovation au monde », affirme-t-il dans ses bureaux situés dans le quartier Griffintown de Montréal.

Depuis le début de ses fonctions, en 2016, il a amorcé un important virage axé sur un nombre élevé de jeunes pousses. Il souhaite que cette cohabitation permette aux entrepreneurs talentueux dont le projet échoue, faute de marché, de se joindre à d’autres jeunes pousses qui décollent. Alors que le Centech était auparavant réservé aux gens issus de l’ÉTS, Richard Chénier l’a ouvert à tous, accompagnant chaque année une trentaine de start-up.

Le plat de résistance : le Centech s’agrandit. De l’autre côté de la rue Notre-Dame, des travaux majeurs convertissent l’ancien planétarium Dow en un nouveau pavillon qui devrait ouvrir ses portes d’ici juin 2018. L’ÉTS et les deux paliers de gouvernement investissent plus de 11 millions de dollars dans ce projet. Aux yeux de Richard Chénier, ce bâtiment sera au Quartier de l’innovation ce que la Place des arts représente pour le Quartier des spectacles. « On veut que cet édifice serve de vitrine technologique. »

À l’intérieur, les espaces ouverts et les cafés communs permettront aux entrepreneurs de rencontrer des stagiaires en design et des représentants des grandes entreprises, puisque des « cellules d’innovation » seront aménagées pour que ces dernières y installent des bureaux. « On veut susciter des rencontres entre nos étudiants, nos chercheurs, nos start-up, mais aussi amener ces grandes corporations à travailler en mode start-up », soit avec moins de contraintes et dans un esprit de collaboration propice à l’innovation.

Galerie

Camerise

Mettre en lumière les PME

En plus d’ouvrir les horizons des entreprises vers de nouveaux marchés, l’UQ a joué un rôle non négligeable dans leur accompagnement. En effet, sans des chercheurs visionnaires de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), le Québec aurait probablement moins bien compris comment soutenir les petites et moyennes entreprises (PME), ces rouages cruciaux de notre économie qui emploient pas moins de 2,4 millions de personnes.

Tout a commencé en 1976, bien avant que l’économiste américain David Birch dévoile, au tournant de la décennie 1980, que les entreprises de petite taille créaient plus d’emplois aux États-Unis que les grandes. « Je vous avoue que nous-mêmes ne savions pas trop au début ce que c’était une PME », raconte Pierre-André Julien, professeur émérite de l’UQTR. Il s’est laissé convaincre cette année-là par son collègue Joseph Chicha de découvrir les fondements théoriques du fonctionnement de ces organisations et de créer un noyau de recherche qui s’agrandira avec les années pour devenir, en 1997, l’Institut de recherche sur les PME. « L’image traditionnelle était qu’une bonne petite entreprise agissait comme une grande. Alors que ce n’est pas ça du tout », précise Pierre-André Julien. Les recherches ont notamment dévoilé que la planification stratégique, utile pour diriger de grandes entreprises, n’était pas un gage de succès chez les PME qui, pour réussir, devaient plutôt miser sur leur flexibilité et la proximité avec leur marché.

L’UQTR a mis sur pied des équipes de recherche multidisciplinaires pour mieux répondre aux besoins des PME. Ainsi, des experts en gestion, en ressources humaines, en informatique et en génie se sont déplacés en région pour visiter des entreprises. Ils les ont étudiées, mais aussi accompagnées dans l’amélioration de leur production et dans leur organisation du travail. Ils ont ainsi adapté des concepts comme celui de la « qualité totale » à la réalité des PME pour permettre à ces dernières de minimiser leurs erreurs. Les petites entreprises peuvent désormais voir grand !

Ailleurs au Québec, les autres établissements du réseau ont aussi pris des initiatives pour soutenir le démarrage d’entreprise, comme Entrepreneuriat UQAR à Rimouski ou le Centre d’entrepreneuriat et d’essaimage à Chicoutimi. Mais les défis se révèlent différents en région. « Les entreprises d’exploration minière, ça ne se part pas comme des restaurants », soulève Suzanne Durand, titulaire de la Chaire en entrepreneuriat minier de l’UQAT et de l’UQAM.

Malgré la réussite de quelques entrepreneurs, Marc-Urbain Proulx constate que les spin-offs, start-up et « gazelles » issues de l’UQ demeurent rares à l’extérieur des grands centres ou ont peu de retombées structurantes sur l’économie régionale. La clé réside selon lui dans l’exploration de niches spécifiques à chacune des régions, une tendance grandissante qu’il observe dans les thèmes de recherche choisis par les professeurs.

Cette approche, à l’origine du succès de l’industrie du bleuet sauvage, permettra peut-être celui de la camerise, introduite au Québec en 2007. Le Saguenay–Lac-Saint-Jean compte aujourd’hui plus de 300 000 plants de ce fruit plus résistant au gel printanier que les bleuets. Maxime Paré, professeur et agronome spécialisé dans l’agriculture nordique à l’UQAC, collabore avec un producteur des environs de la ville de Labrecque pour améliorer la production de ces baies de forme ovale afin d’approvisionner les supermarchés. Ces recherches visent à trouver les meilleurs moyens de gérer les mauvaises herbes, de polliniser les cultures et de fertiliser les sols. « On travaille fort pour sauver cette industrie », assure Maxime Paré. Si un jour la camerise fait la fierté du Saguenay–Lac-Saint-Jean, il y aura un peu de l’UQ là-dedans !

Des jeunes pousses prometteuses

Seabiosis
Si des algues se retrouvent dans votre assiette, il est possible qu’elles viennent de la Gaspésie. L’entreprise Seabiosis commercialise depuis l’été 2017 des produits alimentaires issus de leur aquaculture d’algues à Carleton-sur-Mer. Ses croustilles et ses friandises se trouvent notamment dans une dizaine de points de vente, dont un à Montréal. L’idée de se lancer en affaires a germé à l’automne 2015, alors qu’Elisabeth Varennes terminait à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) son doctorat en biologie marine portant sur l’aquaculture des moules. Elle fonde l’entreprise avec Sébastien Brennan-Bergeron, diplômé de l’UQAR en enseignement secondaire, puis obtient le soutien d’Entrepreneuriat UQAR dans la conception de son plan d’affaires et les démarches pour demander du financement. En début d’année 2016, Seabiosis reçoit 10 000 $ du Programme de bourse Jinette-Côté de la Fondation de l’UQAR. La jeune pousse peut ainsi démarrer son aquaculture d’algues et obtient ses premières récoltes au printemps 2017. Elle loue des filières de moules, adaptées pour la culture des algues, à la Ferme maricole du Grand Large. L’entreprise se concentre pour l’instant sur le secteur alimentaire, mais il n’est pas exclu que, en cas de croissance, elle fournisse des algues à des entreprises d’autres secteurs, comme ceux des industries cosmétique et pharmaceutique.

Lockbird
Les épouvantails vont perdre leur emploi ! À l’aide d’un laser projeté avec un bras robotisé, la jeune pousse Lockbird révolutionne l’effarouchement d’oiseaux. Mathieu Hamel, cofondateur de l’entreprise, a développé cette technologie durant son projet de fin d’études en génie de production automatisée à l’École de technologie supérieure (ÉTS). Il a ensuite démarré l’entreprise en 2017 et déposé une demande de brevet aux États-Unis pour son invention. Le concept : une caméra détecte la position des oiseaux, puis les fait fuir en déplaçant le laser dans leur direction sur le sol. Ces derniers, en raison de leur perception visuelle différente des humains, ont l’illusion que le point lumineux prend chaque fois une forme tridimensionnelle différente. Contrairement à la pyrotechnie ou aux haut-parleurs simulant un cri de prédateur, les oiseaux ne s’y habituent jamais et fuient à tout coup. D’abord conçu pour les besoins en agriculture, Lockbird a décroché ses deux premiers contrats auprès de dépotoirs qui souhaitaient éloigner les goélands de leur site. Elle a embauché trois personnes à temps plein et prévoit rapidement garnir ses rangs et son carnet de commandes.

Sollum Technologies
Des piments jalapenos bien rouges ont été amenés à maturité à Montréal en plein mois de janvier. Comment ? Avec un petit luminaire au-dessus du plant qui reproduit artificiellement, dans un cycle répété d’une minute, la lumière de l’aube, du midi et du clair de lune. « On n’a pas le pouce vert, mais ça croît à merveille », lance d’un ton amusé François Roy-Moisan, fondateur de Sollum Technologies. Alors qu’il devait évaluer l’efficacité de panneaux solaires durant la nuit, dans le cadre de ses études au baccalauréat à l’École de technologie supérieure (ÉTS), il a conçu un luminaire et un logiciel pour recréer artificiellement les longueurs d’onde et le spectre de couleur de la lumière émise par le Soleil. Constatant le potentiel de commercialisation de son innovation après avoir discuté avec un photographe, il a lancé son entreprise en 2015, en compagnie de Gabriel Dupras, puis a été accompagné par le Centech durant près de deux ans. L’accélérateur d’entreprise a notamment mis en relation Sollum Technologies avec l’entrepreneur en série Louis Brun, désormais président-directeur général de cette dernière. Pour la petite histoire, Sollum Technologies ciblait d’abord les musées comme clientèle, puisque sa technologie, pour laquelle elle a déposé une demande de brevet, permet aussi d’éclairer des œuvres d’art sans rayons nocifs, ce qui aide à leur préservation. Mais elle a rapidement constaté une demande dans le secteur de l’agriculture, où elle compte déjà trois clients.

PhytoChemia
« Rien ne ressemble plus à un liquide transparent et odorant qu’un autre liquide transparent et odorant », lance Hubert Marceau. L’entreprise PhytoChemia, dont il est directeur du développement, réussit pourtant à les distinguer. La jeune pousse de Ville de Saguenay a développé une expertise pour détecter les huiles essentielles frauduleuses, souvent diluées dans d’autres produits. PhytoChemia est né de la rencontre d’Hubert Marceau, de Laurie Caron et d’Alexis St-Gelais, alors qu’ils étudiaient au baccalauréat en chimie des produits naturels à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Tous désireux de se lancer en affaires, ils ont démarré un projet en 2012, puis ont été accompagnés pendant un an par le Centre d’entrepreneuriat et d’essaimage de l’UQAC. L’entreprise de contrôle de la qualité chimique des produits naturels compte aujourd’hui une douzaine d’employés, une centaine de clients et un chiffre d’affaires avoisinant le million de dollars. Près de 90 % de ses revenus proviennent de clients situés à l’extérieur du Québec. Et comme la PME détient une licence pour analyser le cannabis médicinal, un tout nouveau marché pourrait s’ouvrir à elle.

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