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19 février 2026
Temps de lecture : 4 minutes

En Syrie, la recherche des victimes de la dictature s’organise, science à l’appui

Photo prise de haut. Des ossements étalés sur une table.

Photo: Sandro Basili

Un an après la chute du régime Assad, en Syrie, entre 100 000 et 300 000 personnes sont toujours portées disparues. Face à ce drame humain, la science médico-légale est devenue un outil essentiel pour identifier les restes humains, mais les obstacles demeurent considérables.

L’équipe des Casques blancs ratisse la zone, proche de Damas, où des ossements ont été retrouvés. Chaque os est nettoyé et ramassé. Photos: Sandro Basili

Au milieu d’un paysage quasi désertique, à une trentaine de kilomètres de Damas, une maison en béton gris détonne dans le tableau ocre. Soudain, des sirènes hurlantes se font entendre. Deux véhicules de la Sécurité civile, les Casques blancs, débarquent en trombe devant le petit bâtiment abandonné. C’est ici, près de l’aéroport de la capitale syrienne, que des ossements ont été retrouvés par les habitants il y a une dizaine de jours. Des ossements exposés aux intempéries et aux différentes activités, humaines ou animales. « Quand nous avons découvert les os, ils étaient sous la terre et sous des débris. Je pense qu’ils sont ici depuis 2013, à l’époque où il y avait des exécutions », affirme Muhammad Hamadeh, 30 ans, originaire du village de Bitariyah, à proximité du lieu où ont été découverts les ossements. C’est lui qui a appelé les autorités, lesquelles nous ont autorisés à assister à la scène.

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