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20 juillet 2026
Temps de lecture : 1 minute

Le problème est entre la chaise et le clavier

Illustration: portrait en noir et blanc de Gabrielle Anctil.

Quand les humains sont le plus grand danger pour la cybersécurité.

Lorsque je travaillais en soutien informatique, je rencontrais parfois des codes 18. Il s’agit d’une appellation humoristique, qui indique que le problème se situe à 18 pouces de l’écran – bref, qu’il est dû au comportement de la personne qui utilise l’outil. Si on vous demande de redémarrer votre appareil lorsque vous appelez une assistance technique, c’est pour s’assurer que vous n’êtes pas un code 18.

Cette blague a un bon fond de vérité : un outil informatique aura beau être conçu de la manière la plus intuitive possible, avoir suivi un rigoureux processus d’assurance qualité, il se trouvera toujours une personne pour l’utiliser d’une manière imprévue… et inadéquate.

Ce problème serait rigolo s’il n’était pas aussi dangereux : 75 % des spécialistes en cybersécurité estiment que l’erreur et l’inexpérience humaines représentent le risque principal dans leur domaine . Les données leur donnent raison. Les tentatives d’hameçonnage – où une personne malveillante se fait passer pour une institution crédible, comme une banque, pour accéder aux données d’un individu – étaient le point de départ de 25 % des attaques informatiques en 2024 .

Il y a une décennie, un rapport d’IBM déclarait qu’une erreur humaine est présente dans 95 % des incidents de sécurité.

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