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15 décembre 2025
Temps de lecture : 1 minute

Un toit pour nos données

Illustration: portrait en noir et blanc de Gabrielle Anctil.

Environ 85% des données du gouvernement québécois sont hébergées sur des serveurs d’entreprises américaines. Peut-on les stocker chez nous ?

Vous naviguez sur des serveurs américains tous les jours. Vos courriels, vos réseaux sociaux, les films vus en ligne… La majeure partie de ces services et de vos données sont hébergés dans le « nuage » par des compagnies américaines (Amazon, Google et autres Microsoft). Pire : environ 85 % des données du gouvernement québécois sont hébergées par ces fournisseurs de services dits infonuagiques.

La situation inquiète. Car, même si les centres de données sont établis en sol canadien,  les lois américaines  pourraient avoir préséance, ce qui permettrait au gouvernement de Donald Trump d’y accéder dans certaines circonstances. D’ailleurs,  plus de 80 %  des centres de données situés au Québec sont la propriété d’entreprises étrangères.

Pour résoudre le problème, le gouvernement fédéral a annoncé vouloir développer  un « nuage canadien souverain » . L’idée : s’assurer que les serveurs appartiennent à des entreprises locales. Certaines pièces du casse-tête sont déjà en train de se mettre en place : Telus a par exemple  inauguré un centre  destiné à l’intelligence artificielle (IA) à Rimouski en septembre, offrant des capacités d’IA pour les entreprises et stockant les données sur place.

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