Craindre une technologie comme l’IA et l’éviter est risqué : mieux vaut la connaître pour l’intégrer de façon responsable à la société.
L’intelligence artificielle (IA) est une menace. C’est ce que croient 61 % de la population canadienne ayant répondu à un sondage mené en septembre 2025. La technologie pourrait « nuire aux emplois, à la vie privée et à la stabilité », selon les personnes sondées.
Il est vrai que les discours entourant l’IA sont parfois anxiogènes . À lire les nouvelles, on pourrait croire qu’elle est sur le point de bouleverser notre société entière et que nous n’avons aucun contrôle sur la situation.
Sauf que, à trop voir son côté sombre, on risque de perdre notre capacité critique, voire de tomber dans ce que certains spécialistes appellent la « technophobie ».
Spécialiste des relations humain-machine, le chercheur américain Odai Y. Khasawneh définit la technophobie comme une peur irrationnelle liée à l’introduction d’une technologie venant modifier le quotidien d’un individu. Dans un article de 2018 , il documente certaines manifestations de cette peur, depuis la « paranoïa » (« je crois que la technologie permet à des gens de m’espionner ») jusqu’à la « révolte cybernétique » (« j’ai peur que les robots conquièrent le monde »).