Le site du port spatial de NordSpace à Terre-Neuve (Source: NordSpace).
Le Canada n’a pas d’infrastructure pour lancer lui-même ses propres satellites. Le concours Lancer le Nord vise à remédier au problème.
Bien que le Canada construise des satellites depuis le début des années 1960, il est le seul pays du G7 à n’avoir aucune capacité nationale de lancement de ses engins en orbite. Jusqu’ici, le pays a toujours compté sur d’autres nations, dont les États-Unis, pour les lancer depuis leur territoire.
Un concours fédéral, baptisé Lancer le Nord , a été ouvert en 2025 par le ministère de la Défense pour « accélérer l’accès souverain du Canada à l’espace », avec un appel d’offres de 105 millions de dollars. Selon La Presse , le ministère de la Défense a reçu, début 2026, 39 soumissions d’organisations diverses qui proposent de développer des fusées canadiennes.
La course aux fusées
Ces dernières années, le gouvernement canadien avait déjà annoncé son intention de permettre des activités de lancement d’engins spatiaux à des fins commerciales. Ainsi, plusieurs entreprises privées se sont lancées dans la course à la conception de fusée et aux rampes de lancement. Récemment, deux sites de lancement ont vu le jour, l’un en Nouvelle-Écosse (entreprise Maritime Launch Services ) et l’autre à Terre-Neuve (Nordspace).

Fusée Aurora (Reaction Dynamics)
Du côté des fusées, Reaction Dynamics , entreprise basée à Saint-Hubert (Longueuil), travaille depuis 2017 sur la fusée Aurora