Vue d’artiste d’une planète sèche, riche en hydrogène, accumulant peu à peu de l’eau – Illustration : cc Lawrence Livermore National Laboratory/Jenny Horn
Et si certaines planètes pouvaient « fabriquer » elles-mêmes de l’eau ? C’est ce que laisse entendre une nouvelle expérience, qui lève le voile sur une anomalie observée sur plusieurs exoplanètes.
Comment une planète peut-elle être riche en eau et proche d’une étoile brûlante ? En règle générale, dans l’Univers, les planètes les plus internes d’un système sont rocheuses et sèches, à l’instar de Mercure ou Vénus.
Mais la découverte des sous-Neptunes, des exoplanètes dont le diamètre est environ le double de celui de la Terre (bien que plus petites que Neptune), a remis en question ce dogme. Nombre de celles-ci semblent contenir de l’eau liquide en grande quantité, même à proximité de leur étoile, là où elle devrait s’évaporer.
Pour expliquer cette observation en désaccord avec nos modèles de formation planétaire, Harrison Horn, chercheur au Lawrence Livermore National Laboratory, aux États-Unis, et ses collègues ont reproduit en laboratoire les conditions qui existent sur ces exoplanètes. « Ils montrent que les énormes pressions qui existent sur les sous-Neptunes, couplées à leur composition chimique, permettent à ces planètes de créer leur propre eau ! » explique Charles Cadieux, astrophysicien québécois à l’Observatoire de Genève, en Suisse, qui n’a pas participé à l’étude. Celle-ci, publiée dans Nature ,